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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : comment bien dormir pendant le confinement ?

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Confiné à la maison, les besoins de sommeil changent : moins d'activités physiques, moins de stress lié au travail, mais des angoisses liées à l'épidémie de Covid-19. Les conseils d'un médecin du sommeil du CHU de Montpellier.

Il faut surtout s'écouter pour retrouver un bon rythme
Il faut surtout s'écouter pour retrouver un bon rythme © Maxppp - Frédéric Cirou

Vincent Attalin, médecin du sommeil au CHU de Montpellier, à la clinique Beau-Soleil était l'invité de France Bleu Hérault ce mardi matin.

Quand on est en confinement, même si on a des horaires de travail en télétravail, est-ce que c'est important de conserver ses horaires habituels ? 

Il paraît déjà tout à fait nécessaire de continuer à garder ses horaires habituels pour éviter de tous les jours se décaler un peu. On a forcément des besoins de sommeil qui vont changer. 

Certaines personnes qui avaient un mode de vie très palpitant, avec beaucoup d'activités physiques, des déplacements, du stress se retrouvent avec moins d'activités et se retrouvent avec des besoins de sommeil différents

Et donc, il est important dans cette période là de pouvoir s'écouter et adapter ses horaires en fonction de ses besoins. 

Cela veut dire qu'on peut se lever un peu plus tard que d'habitude puisqu'on va gagner sur son temps de trajet habituel, par exemple ?

Exactement. Et puis aussi essayer d'être à l'écoute de son envie de dormir le soir. Il y a certaines personnes qui sont en stress toute la journée lorsqu'ils avaient un mode de vie habituel et qui, du jour au lendemain, se retrouvent avec moins de stress et peuvent peut-être enfinêtre à l'écoute de leurs besoins de sommeil et se mettre à ce moment-là à avoir davantage sommeil et peut être plus tôt. Donc ça peut être intéressant d'écouter ses besoins de sommeil et de se coucher plus tôt. 

Si on pique du nez après le repas, par exemple, on profite de la petite sieste ?

Bien sûr. Par contre, il y a des règles à tenir pour la petite sieste. Il est toujours conseillé de ne pas dépasser 20 minutes pour ne pas passer en sommeil profond. Le problème, c'est que quand on passe en sommeil profond pendant la sieste, on va un petit peu grignoter du sommeil de nuit, et ça peut entraîner des insomnies, des difficultés à s'endormir ou des difficultés à maintenir son sommeil pendant la nuit. 

Le deuxième problème du confinement, c'est que certaines personnes vont avoir des besoins de sommeil diminués, parce qu'il y a moins d'activités physiques. Et à ce moment-là, elles vont avoir moins besoin de se coucher tôt. Donc, il est important, là encore une fois, de s'écouter. Et si jamais on a sommeil plus tard, il n'est pas nécessaire de se forcer à se coucher tôt à ce moment là. Mais dans un cas comme dans l'autre, il faut vraiment s'écouter, écouter ses besoins de sommeil. 

On vit toute l'année survolté, avec des horaires. On se dépêche, on est en retard, on court tout le temps. Est-ce que cette parenthèse peut permettre de récupérer de la fatigue dont on se plaint tout le reste de l'année ? De recharger ses batteries ? 

Oui, totalement. Et je pense que c'est une très bonne opportunité pour garder la forme tout au long de l'année. Mais je pense que ça peut être même encore plus intéressant de se poser les bonnes questions. Pourquoi est ce que dans les 10 mois de l'année, je suis autant fatigué ? Il est important de se poser ces questions-là parce qu'on ne va pas avoir des périodes de confinement à vie une fois par an, pendant un ou deux mois. 

Il est important aussi de se poser la question : pourquoi je suis autant fatigué ? Est ce que je suis à l'écoute mes besoins du sommeil, est-ce que je prends le temps de me coucher suffisamment tôt ? C'est qu'on voit souvent en consultation des personnes qui sont en burn-out et qui ne s'écoutent pas et qui ont des insomnies. Il est peut être bien pendant cette période là d'évaluer son mode de vie.

Beaucoup de gens en ce moment dorment mal aussi parce que ça mouline dans la tête. On se pose beaucoup de questions, on fait des cauchemars. Comment on gère ça, alors? 

Il y a beaucoup de techniques qui permettent de diminuer cela. Souvent, on dit que la peur, c'est l'anticipation du futur, et que si on ne pensait pas au futur, on n'aurait pas peur. Donc, ce sont souvent les mêmes techniques de pleine conscience qui peuvent aider à améliorer ce stress et cette peur du futur, cette peur de l'inconnu. 

Et donc, on a tendance à recommander avant de se coucher ou à plusieurs moments dans la journée, de faire quelques exercices de respiration en fermant les yeux, en essayant de se recentrer sur le moment présent. Éviter de penser à ce qui vient de se passer ou à ce qui peut se passer dans le futur.

Les exercices de pleine conscience peuvent aider énormément à ce moment-là. 

Vincent Attalin, médecin du sommeil au CHU de Montpellier

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