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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus en Sarthe : comment s'organise la brigade chargée d'enquêter sur les "cas contact" ?

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Par , France Bleu Maine

Déconfinement oblige, les brigades sanitaires chargées de "briser les chaînes de contamination" seront activées lundi partout sur le territoire. En Sarthe, l'Assurance maladie pilote ce dispositif chargé de contacter et d'orienter les personnes ayant été en contact avec un malade confirmé.

Une jeune femme subit un test de dépistage au coronavirus.
Une jeune femme subit un test de dépistage au coronavirus. © Radio France - Julien Fleury

C'est une nouvelle étape de la crise sanitaire qui va s'ouvrir lundi. Dans le cadre du déconfinement et de la reprise d'une partie des activités (écoles, transports, commerces...), le gouvernement met en place dès lundi dans chaque département une brigade sanitaire chargée de lutter contre la propagation du coronavirus. Piloté en Sarthe par la CPAM (Caisse primaire d'assurance maladie), le dispositif aura pour mission d'identifier, de conseiller et d'orienter toutes les personnes ayant été en contact avec un malade afin de "briser la chaîne de contamination". Et éviter ainsi un nouveau pic épidémique. Comment ça marche ? Explications.

Déclarer les malades... Et leur entourage

Chaque patient diagnostiqué malade du Covid-19 après un test de dépistage sera "déclaré" par son médecin ou par l'hôpital. Mais il sera aussi invité, sur la base du volontariat, à lister les personnes avec lesquelles il a été en contact. Le malade sera suivi de manière "classique" par son médecin ou le centre de dépistage. Ses proches, ses voisins ou ses éventuels collègues figurant sur la liste seront signalés dans un logiciel centralisé, baptisé Contact Covide, en tant que "cas contact", afin d'être joints et conseillés par la brigade sanitaire.

Une équipe de 50 agents 

La brigade sanitaire est composée de cinquante agents de l'Assurance maladie, de l'Irsa (Institut régional pour la santé) ou encore de la MSA (Mutualité sociale agricole) qui ont été formés pour suivre ces cas contacts. L'objectif : les informer sur l'apparition de symptômes, les inviter à faire un dépistage et le cas échéant à se procurer des masques ou à se confiner. Mais elle ne pourra rien imposer. La brigade travaillera sept jours sur sept de 8 h à 19 h. Elle a été dimensionnée en vue d'un rythme de contamination potentiellement estimé entre 3 000 et 5 000 cas par jour en France (soit quelques dizaines en Sarthe).

Une application partagée par tous les acteurs de la santé

Médecins, assurance maladie, ARS, pharmaciens, laboratoires, tous les acteurs de la santé auront accès au logiciel Contact Covid et aux informations qu'il contient. Objectif : gagner du temps et éviter les allers et venues de personnes potentiellement contaminées. "Si on invite quelqu'un à se faire dépister, explique Patrick Rouyer, le directeur de la CPAM de la Sarthe, il pourra se rendre directement dans un centre de dépistage Covambu 72 (s'il a des symptômes) ou dans un laboratoire de ville (s'il n'a pas de symptôme). Le laboratoire, en se connectant, verra que cette personne est identifiée et il n'y aura pas besoin d'ordonnance. Même chose à la pharmacie pour avoir des masques par exemple." 

Dans un second temps, ce système pourra aussi servir à l'ARS pour identifier de possibles foyers épidémiques dans une école, une entreprise ou un quartier.  La Sarthe dispose actuellement d'une capacité de 800 tests / jour.

Pas de brigade mobile

En Sarthe, il n'y aura pas de brigade mobile chargée de se rendre sur le terrain pour effectuer des tests. Ce dispositif, mis en place par l'APHP (Assistance publique Hôpitaux de Paris), est limité seulement à la région parisienne pour dépister des personnes connaissant des difficultés de déplacement.

Les doutes éthiques et déontologiques des médecins

En l’état actuel, "les médecins ne sont pas en mesure de renseigner les autorités sur la positivité d’un patient sans contrevenir au secret médical", souligne le syndicat des médecins libéraux dans un communiqué. En effet, à l'inverse de maladies comme "la rougeole ou la méningite, le covid-19 ne fait pas partie des maladies à déclaration obligatoire, explique William Joubert, président du syndicat en Sarthe. Nous demandons donc son inscription comme telle"

Mais selon les praticiens, le plus gros problème réside dans la remontée des cas contacts : "En tant que médecin, on ne pourra pas obliger les patients qui ne le souhaitent pas à donner la liste des personnes. Même si c'est pour le bien public." Et ce malgré les primes annoncées en leur faveur : 2 euros pour chaque cas contact avec saisie des éléments de base, 4  euros pour chaque cas contact avec saisie de données plus complètes. Le syndicat demande également que les informations contenus dans le logiciel Contact Covid soient traitées par des personnes "habilitées au secret médical ou tout du moins à une sorte de secret administratif." 

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