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Dossier : Coronavirus Covid-19

Covid-19 : comment va s'organiser la vaccination par les médecins en cabinet et en entreprise dès ce jeudi ?

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu

Les médecins libéraux pourront réaliser des injections du vaccin contre le coronavirus AstraZeneca à partir du jeudi 25 février pour des patients de 50 à 64 ans atteints de comorbidités. Ces derniers pourront aussi se tourner vers leur médecin du travail pour être vaccinés sur leur lieu de travail.

Une personne se fait injecter un vaccin contre le coronavirus au centre municipal de vaccination de Strasbourg (illustration).
Une personne se fait injecter un vaccin contre le coronavirus au centre municipal de vaccination de Strasbourg (illustration). © Radio France - Corinne FUGLER

C'est une nouvelle phase dans la stratégie de vaccination contre le coronavirus : à partir de ce jeudi 25 février, les médecins libéraux et les médecins du travail vont pouvoir réaliser des injections du vaccin contre le coronavirus AstraZeneca. Mais ils vont devoir sélectionner les patients qui pourront recevoir le produit et seront approvisionnés très lentement. 

Des patients sélectionnés et des livraisons au compte-goutte

Tous les patients ne seront pas vaccinés tout de suite par les médecins libéraux. Selon la note de la Direction générale de la santé (DGS), rédigée vendredi 12 février, seuls les patients âgés de 50 à 64 ans et qui ont des comorbidités seront éligibles à l'injection. Les médecins vont donc devoir effectuer un premier tri dans leur patientèle. Ce tri sera même drastique puisque les vaccins vont arriver flacon par flacon dans les cabinets médicaux. 

En effet, "les volumes des premières livraisons destinées aux médecins de ville sont faibles au regard du nombre de médecins potentiellement engagés dans la campagne de vaccination", alerte-elle. Conséquence : lors de la première semaine de vaccination, seul un flacon sera livré à chaque médecin, soit 10 doses injectables. "Dix doses, ce n'est vraiment pas beaucoup", regrette d'ailleurs Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) sur franceinfo ce mercredi. Lors de la semaine suivante, celle du 1er mars, deux ou trois flacons seront donnés à chaque professionnel, en fonction de la consommation qu'il a faite des premières doses. "Les volumes disponibles augmenteront très progressivement à compter du mois de mars, dans des proportions encore à préciser", prévient la DGS.

Un simple rendez-vous chez le médecin 

Concrètement, les personnes souhaitant se faire vacciner doivent s'adresser directement à leur médecin traitant. C'est lui qui leur dira si elles font partie des personnes prioritaires ou non et leur donnera, le cas échéant, un rendez-vous. Ensuite, pas besoin d'avoir une ordonnance pour récupérer son vaccin à la pharmacie, comme c'est par exemple le cas pour certains vaccins. Ce sont les professionnels de santé qui s'occuperont de tout.

Entre le 12 et le 17 février, les médecins volontaires se sont signalés auprès de leur pharmacie, qui s'est chargée de les inscrire sur la liste des professionnels souhaitant des doses de vaccins. Moins de 30.000 médecins libéraux, essentiellement des généralistes, se sont portés volontaires, pour le moment. Le laboratoire AstraZeneca a livré 550.000 doses de vaccins à la France (contre 700.000 prévues initialement). Elles seront réparties dans les officines le mercredi 24 "au plus tard" et les médecins viendront les récupérer. Ensuite, la plateforme de demandes de vaccins sera ouverte chaque semaine du lundi au mercredi, pour permettre aux pharmaciens de transmettre les demandes des médecins. 

Des rendez-vous regroupés

La Direction générale de la santé demande aux généralistes de regrouper les rendez-vous d'injections : soit le médecin conserve le flacon à température ambiante, ce qui implique qu'il reçoive tous les patients sur une même demi-journée, soit le médecin a un frigo "qualifié et contrôlé" dont la température est comprise entre 2 et 8 degrés et il peut alors répartir les 10 injections sur 48 heures.

Le jour de la vaccination, le médecin doit injecter la dose puis garder son patient sous surveillance pendant 15 minutes pour surveiller une éventuelle réaction au produit. Ensuite, il enregistre la vaccination de son patient auprès de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM). 

Vaccination en entreprise

À partir de ce jeudi également, les salariés de 50 à 64 ans atteints de comorbidités peuvent, en théorie, se faire vacciner contre le Covid-19 sur leur lieu de travail. Les médecins du travail sont autorisés à réaliser les injections. Dans certains départements cependant, la vaccination sera assurée dans les centres de Service de Santé au Travail. C'est notamment le cas en Dordogne, où un numéro de téléphone dédié est ouvert pour la prise de rendez-vous. 

Le processus est le même que pour les médecins généralistes puisque que les médecins du travail "doivent se rapprocher de la pharmacie d'officine de leur choix, pour s'identifier et se procurer des doses du vaccin AstraZeneca sous le même régime de contingentement", précise le communiqué du secrétariat d'État chargé des retraites et de la santé au travail. À noter que le champ d'intervention des médecins et infirmiers du travail sera amené "à s'adapter dans les semaines qui viennent au fur et à mesure de l'évolution de la stratégie vaccinale globale et de la disponibilité des vaccins".

La vaccination dans les entreprises
La vaccination dans les entreprises © Visactu
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