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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : comment va se dérouler la campagne de vaccination en France ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

La campagne de vaccination contre le coronavirus débute ce dimanche en France. Elle va tout d'abord concerner "quelques dizaines de résidents" d'Ehpad. Mais comment va-t-elle s'organiser ? France Bleu fait le point.

La campagne de vaccination contre le coronavirus débute ce dimanche en France.
La campagne de vaccination contre le coronavirus débute ce dimanche en France. © Maxppp - Jean-François FREY

C'est le grand jour ce dimanche : deux jours après Noël, la campagne de vaccination contre le Covid-19 va débuter en France. Le vaccin de Pfizer/BioNTech a obtenu le feu vert de la Haute autorité de santé jeudi, après avoir reçu l'autorisation de l'Union européenne en début de semaine.

Mais comment cette campagne va-t-elle s'organiser ? France Bleu fait le point.

Qui va être vacciné ?

La vaccination se déroulera en trois actes. Dès dimanche, "quelques dizaines de résidents" d'établissements pour personnes âgées vont se voir administrer le fameux vaccin anti-covid, a annoncé mardi le ministre de la Santé. Ces premières vaccinations auront lieu dans "deux ou trois" Ehpad : un à Sevran en Seine-Saint-Denis, un autre en Bourgogne Franche-Comté, au centre gériatrique du CHU de Dijon. Le gouvernement n'a pas encore précisé le lieu du troisième établissement.

Dans le reste de la France, la vaccination débutera par exemple mardi prochain dans la Somme, à partir du 4 janvier en Nouvelle-Aquitaine ou encore en Corse.

La stratégie française prévoit de vacciner en priorité les personnes âgées en Ehpad et les travailleurs de ces résidences présentant des facteurs de risque, soit environ un million de personnes au mois de janvier. Les premières personnes vaccinées bénéficieront d'une consultation avant toute vaccination. Les soins de suite et de réadaptation ne sont pas concernés dans cette phase 1 de la campagne, tout comme les personnes en situation de handicap hébergées dans des établissements et ne présentant pas de comorbidité ou d'âge élevé.

Ensuite, 14 millions de personnes jugées fragiles du fait de leur âge ou de leurs pathologies pourront être vaccinées en février, puis l'ensemble de la population, au printemps. Emmanuel Macron avait annoncé fin novembre que la vaccination contre le Covid-19 ne serait pas obligatoire en France.

Combien de doses disponibles ?

"La France disposera d'un potentiel de 200 millions de doses", ce qui permettra de vacciner "100 millions de personnes", a annoncé le Premier ministre Jean Castex lors d'une conférence de presse début décembre, précisant que le vaccin nécessitait "deux injections à quelques semaines d'intervalle".

10.000 établissements accueillant des personnes âgées vont être livrés en vaccin Pfizer/BioNTech, a précisé pour sa part le ministre de la Santé, Olivier Véran.

La vaccination est-elle payante ?

"La vaccination sera gratuite pour tous", a assuré le Premier ministre début décembre, précisant que le gouvernement a budgété 1,5 milliards d'euros pour 2021. En Europe, "les prix sont les mêmes pour tous les pays, les vaccins livrés à chaque pays arrivent au même moment et pour des quantités fixées au pro rata des populations de chaque Etat. Soit 15% pour la France", a expliqué Jean Castex.

Le vaccin est-il fiable ?

La Haute autorité de santé a donné son feu vert au vaccin Pfizer/BioNTech jeudi. Le vaccin "peut être utilisé chez les personnes de 16 ans et plus", "du fait de son efficacité et de son profil de tolérance satisfaisant", a estimé l'instance. 

Si le vaccin de l'Américain Pfizer et de l'Allemand BioNTech a démontré une efficacité "importante" pour empêcher de développer la maladie Covid-19, "pour l'instant nous n'avons pas d'information sur l'impact de ce vaccin sur la transmission du virus", a souligné Elisabeth Bouvet, présidente de la commission des techniques de vaccination de la HAS.

Concernant les personnes de plus de 75 ans, visées prioritairement, "les données de sécurité et d'efficacité" sont "encore limitées à ce stade", car les patients de cette tranche d'âge étaient peu nombreux dans les essais cliniques des laboratoires. Mais les données rapportées (efficacité de 94,7% chez l'ensemble des 65 ans et plus) "ne suggèrent pas de différence notable attendu ni de signaux de sécurité délétères". 

Le vaccin Pfizer/BioNTech est par ailleurs "très bien toléré", avec "très peu d'effets secondaires graves", a indiqué Elisabeth Bouvet. Les effets indésirables majoritairement rapportés, comme une douleur au point d'injection, sont "conformes à ce qu'on observe habituellement quand on administre un vaccin", a-t-elle ajouté.

Les personnes déjà contaminées doivent-elles se faire vacciner ?

La Haute autorité de santé estime qu'il n'y a pas lieu de vacciner systématiquement les personnes déjà contaminées par le Covid-19, même si rien ne s'y oppose si elles le souhaitent. 

"Le constat scientifique est le suivant : à ce jour les données ne permettent pas de savoir s’il y a un bénéfice à vacciner les personnes qui ont déjà été infectées par le SARS-CoV-2", a indiqué la haute autorité. D’un autre côté, les données dont on dispose avec un recul moyen de trois mois montrent qu’il n’y a pas d’effet indésirable grave particulier lorsqu’une personne ayant déjà eu la Covid-19 se fait vacciner".

Comment sont acheminées les doses et où sont-elles stockées ?

Ce samedi matin, les premières doses du vaccin contre le Covid-19, développé par l'Américain Pfizer et l'Allemand BioNTech, ont été livrées à la pharmacie centrale des Hôpitaux de Paris, en banlieue parisienne. L'acheminement et le stockage des doses sont placés sous haute surveillance. Les itinéraires des camions et les lieux de stockage seront tenus secret jusqu'au dernier moment.

Les livraisons depuis la Belgique se font par camions réfrigérés vers 130 points de livraison. La métropole est livrée "par voie terrestre, en s’appuyant sur nos partenaires logisticiens pour l’Europe, DHL et Fedex. Les territoires outre-mer seront livrés par voie aérienne", a expliqué un porte-parole de Pfizer.

Ces 130 points de livraisons sont les six plates-formes logistiques sélectionnées par la Direction générale de la santé (en Nouvelle-Aquitaine, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Centre-Val-de-Loire, dans la région Grand-Est, en Auvergne-Rhône-Alpes et soit en Ile-de-France soit dans les Hauts-de-France), et plus d'une centaine d'établissements hospitaliers

Les six plates-formes logistiques fourniront les pharmacies des Ehpad et les pharmacies qui centralisent l’approvisionnement de médicaments pour les établissements ne disposant pas de pharmacie à usage interne. Les 130 adresses disposeront chacune d’un super-congélateur, le vaccin Pfizer-BioNTech nécessitant une conservation à - 80°C. Les installations des super-congélateurs sont en cours.

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