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Dossier : Coronavirus Covid-19

Pour avorter pendant le confinement, les IVG médicamenteuses et les téléconsultations privilégiées

Même avec les mesures de confinement, il est toujours, bien sûr, possible d'avorter. Mais le parcours est adapté.

Le parcours pour avorter est adapté en cette période de confinement. Tous les renseignements peuvent être pris en appelant l'antenne locale du planning familial au 0800 08 11 11.
Le parcours pour avorter est adapté en cette période de confinement. Tous les renseignements peuvent être pris en appelant l'antenne locale du planning familial au 0800 08 11 11. © Maxppp - Christophe Morin

C'était une promesse faite lundi 23 mars par Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes : le confinement et le coronavirus Covid-19 n'y changent rien, l'accès aux avortements par IVG (interruption volontaire de grossesse) est un enjeu de santé publique : il sera facilité pour toutes les femmes en ayant besoin. 

"Il y a une organisation nationale qui a été mise en place et nous l'adaptons au niveau régionale", explique le Dr Patrick Fournet, gynécologue-obstétricien à Rouen (Seine-Maritime. En effet, en pleine crise sanitaire, alors que de nombreux hôpitaux sont engorgés, cette question de l'IVG suscite en effet de nombreuses inquiétudes, et a même conduit une centaine de médecins à signer une tribune pour "défendre les droits des femmes" dans le journal Le Monde, ce mardi 31 mars.

Les IVG médicamenteuses privilégiées

Afin de ne pas surcharger les hôpitaux, le parcours a ainsi été pensé pour que les femmes désirant avorter n'aient pas à se déplacer, en privilégiant notamment les IVG médicamenteuses.

"Cette IVG fait appel à des médicaments qui peuvent être donnés par des médecins ou des sages-femmes en ville ou par des médecins hospitaliers, et la patiente va effectuer le geste depuis chez elle", explique Patrick Fournet, qui poursuit : "C'est valable pour les IVG en-dessous des sept semaines d'aménorrhée. Entre sept et neuf semaines, cette IVG ne peut être faite qu'à l'hôpital. Au-delà et jusqu'à quatorze semaines, là, on proposera à la patiente une IVG chirurgicale." 

Tous les renseignements peuvent être pris en appelant l'antenne locale du planning familial au 0800 08 11 11. Le gynécologue-obstétricien invite notamment les jeunes filles, confinées avec leurs parents et qui n'oseraient pas leur en parler, à téléphoner afin d'établir un contact et de déterminer quelles sont les possibilités.

Aide des sages-femmes libérales

Pour permettre de relâcher la pression sur les médecins et les personnels de santé confrontés au Covid-19, les sages-femmes libérales ont reçu de leur côté des responsabilités supplémentaires : grâce à un décret dérogatoire du 23 mars dernier, elles ont la possibilité de tenir une première consultation téléphonique avec une patiente.

Dans la région Normandie, elles sont 250 sages-femmes libérales à pouvoir décrocher le téléphone pour une IVG. Comment ça se passe ? "On va vous demander le terme de la grossesse, la contraception utilisée précédemment, les antécédents médicaux, le groupe sanguin...", révèle Sylvie Mourtout, sage-femme libérale depuis 15 ans travaillant à Mézidon-Canon (Calvados) entre Caen et Lisieux, et présidente de l'Union normande des professionnels de santé (URPS) pour les sages-femmes.

"Il n'est pas question de différer les IVG dans le temps." - Sylvie Mourtoux

Un premier contact destiné à la prise de renseignements, mais aussi aux conseils : "On va aussi informer sur les différents moyens de pratiquer l'IVG en fonction du terme. Ça peut être une interruption par médicament, une IVG médicamenteuse hospitalière ou chirurgicale." 

Quoi qu'il arrive, même à flux tendu, Sylvie Mourtoux le martèle : "Les sages-femmes se tiennent à disposition de toutes les patientes, car il n'est pas question de différer les IVG dans le temps."

Cette autorisation à "téléconsulter", accordée à titre exceptionnel et seulement jusqu'au 31 mai 2020, les syndicats de sages-femmes libérales la demandaient depuis plus de deux ans. "On espère pouvoir maintenir ce grand pas dans notre activité professionnelle, au-delà de cette date", glisse Sylvie Mourtoux.

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