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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : une médecin de Rouen part en renfort à Mulhouse, "je m'attends au pire"

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure), France Bleu Alsace, France Bleu

Les hôpitaux de l'Est de la France sont en grande souffrance face au coronavirus. Hélène Braud, médecin à Rouen, a décidé de partir prêter main forte aux soignants de l'hôpital de Mulhouse, à partir de ce lundi 23 mars 2020.

Le service des urgences de l'hôpital de Mulhouse, dans la partie qui accueille les cas probables de coronavirus.
Le service des urgences de l'hôpital de Mulhouse, dans la partie qui accueille les cas probables de coronavirus. © Radio France - Jérôme Jadot

"Nous sommes en guerre", a déclaré Emmanuel Macron lundi 16 mars 2020. Les soignants de l'Est de la France livrent effectivement une véritable bataille contre le coronavirus. Les hôpitaux sont submergés par la pandémie. Un hôpital militaire est en train d'être construit à Mulhouse pour aider l'hôpital totalement débordé par le nombre de malades. Les équipes de soignants sont épuisées, dépassées et demandent des renforts. De l'autre côté de la France, leur appel a été entendu par Hélène Braud, médecin anesthésiste-réanimateur à Rouen. Elle est partie pour Mulhouse dimanche 22 mars. Un départ préparé en 24 heures. Elle débute ce lundi matin avec les équipes sur place.

Un "mauvais film de sciences-fiction"

La situation en Normandie est sous contrôle, pour le moment, alors Hélène Braud a décidé d'aller aider là où il y a urgence. "Les soignants sont vraiment en difficulté actuellement, malgré les aides qui arrivent. Je m'attends au pire et je pense que je vais trouver des équipes très fatiguées." 

Avant de partir, Hélène Braud s'est entretenue avec sa collègue cheffe d'anesthésie à Mulhouse. "Elle m'a dit qu'elle avait l'impression d'arriver tous les matins dans un mauvais film de sciences-fiction. Ils essayent de prendre les devants, en anticipant la vague qui va arriver, sauf qu'elle est toujours deux fois plus grosse que celle qu'ils avaient prévue. On n'a jamais vécu ça."

De très nombreux patients

Ce qui impressionne le plus, c'est la quantité de malades. "Les patients sont répartis dans tous les services possibles, rapporte-t-elle. Les lits de réanimation sont pleins mais il faut continuer à intuber des patients aux urgences donc les soignants le font et les mettent dans des espèces de salles d'attente."

L'hôpital militaire doit être opérationnel en début de semaine et disposera de 30 lits. "Il va permettre de soulager mais 30, c'est le nombre de malades qui arrivent chaque jour donc il sera probablement rempli très rapidement", s'inquiète Hélène Braud.

On a beau être préparés au mieux, la vague va être terrible.

Quand la situation deviendra critique en Normandie, le docteur Braud reviendra à Rouen et ce, avec une expérience qui profitera sûrement aux équipes du CHU : "De voir comment ça se passe au quotidien, je pense que ça peut vraiment aider à anticiper des choses auxquelles on n'aurait pas forcément pensé. En Normandie, tout est organisé, en collaboration notamment avec des cliniques, mais d'après ce que nous disent les Italiens et les gens du Grand Est, on a beau être préparés au mieux, la vague va être terrible."

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