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Coronavirus : "On gère une forme de pénurie par rapport aux tests"

Le Docteur Jacques Battistoni est le président de MG France, premier syndicat des médecins généralistes. Il a insisté à nouveau sur l'importance du confinement en attendant d'avoir le matériel pour permettre le déconfinement.

Jacques Battistoni, president de MG France
Jacques Battistoni, president de MG France © Maxppp - Luc Nobout

Le président de la République devrait annoncer ce lundi le prolongement de la durée du confinement dans notre pays

Face à la Pandémie du coronavirus, Jacques Battistoni , médecin à Ifs et Président du syndicat MG France a rappelé sur notre antenne l'importance de le poursuivre.

"C'est la seule décision acceptable et possible en ce moment puisqu'on n'a pas encore mis en place toutes les mesures barrières nécessaires pour sortir du confinement et notamment la possibilité pour tous de disposer d'un masque quand il sort de chez lui."

C'est la seule décision acceptable et possible en ce moment puisqu'on n'a pas encore mis en place toutes les mesures barrières nécessaires pour sortir du confinement

Si la doctrine du déconfinement n'a pas encore été définie, elle passera très certainement par le fait de passer des tests de façon très fréquente et de porter des masques pour se protéger les uns des autres en évitant de se contaminer.

"On se protège soit-même en protégeant les autres. Je respire derrière un masque donc je n'envoie pas devant moi des petites gouttelettes portant des virus et donc je ne contamine pas les autres.

Si tout le monde faite la même chose, à ce moment-là on est protégé."

Si en début d'épidémie c'est le milieu hospitalier qui a été principalement confronté au coronavirus, la médecine de ville a été rapidement concernée par l'arrivée de malades. 

"On a fait une enquête nationale auprès des médecins. On a eu un peu plus de 2000 réponses. On a vu que ces 2000 médecins avaient reçu 60.000 patients présentant des symptômes suspects d'être du coronavirus. Cela représente par médecin entre 15 et 20 patients sur les deux semaines que nous avons considérés.

On voit que l'on en reçoit mais cela ne représente pas un énorme travail quand on compare à 'activité d'un service hospitalier qui ne fait que ça. Nous voyons des patients coronavirus, un peu, mais à côté de cela il y a aussi bien d'autres motifs de consultations."

Beaucoup de patients dès le début de l'épidémie ont eu beaucoup de réticences de venir dans nos cabinets. 

Les médecins ont constaté une baisse très sensible de la fréquentation de leur cabinet

Les médecins doivent répondre à de nombreuses téléconsultations dans leur cabinet. On consulte plus fréquemment les patients à distance.

"Beaucoup de patients dès le début de l'épidémie ont eu beaucoup de réticences de venir dans nos cabinets. 

Les médecins ont constaté une baisse très sensible de la fréquentation de leur cabinet.

Le gouvernement a trop insisté en disant "n'allez voir votre médecin qu'en cas d'urgence." Et puis il a également dit "restez chez vous." Ce message de confinement a rendu compliqué d'aller voir son médecin. 

Cette téléconsultation permet au patient de venir avec une sécurité totale puisqu'il reste chez lui tout en ayant un contact avec son médecin."

De nombreux patient présentant des symptômes n'ont pas été testés. Le Dr Jacques Battistoni a expliqué qu'il espérait que la situation évolue rapidement.

Pendant un bon moment, on n'a pas eu le test autant qu'on voulait. Ça doit changer

"On gère une forme de pénurie par rapport aux tests. Si on avait pu faire des tests à tout le monde, cela aurait été certainement beaucoup mieux et beaucoup plus facile.

Il se trouve que les tests ne sont pas accessibles pour des tas de raisons et notamment par le fait que les processus n'étaient pas validés. Maintenant ils le sont. On manquait également de réactifs pour les fabriquer.

Pendant un bon moment, on n'a pas eu le test autant qu'on voulait. Ça doit changer. "

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