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Dossier : Coronavirus Covid-19

Confinement : "L'éloignement des proches est d'une extrême violence"

Le confinement lié au coronavirus bouleverse la vie en société : télétravail, isolement, absence de vie sociale.. autant de situations propices au mal être qui sont surveillées par les praticiens. L'un d'entre eux basé à Évreux a répondu aux questions de nos auditeurs.

Des Thérapeutes d'Evreux proposent un numéro vert pour accompagner ceux qui vivent mal de confinement et la Pandémie
Des Thérapeutes d'Evreux proposent un numéro vert pour accompagner ceux qui vivent mal de confinement et la Pandémie © Maxppp - Aurélie AUDUREAU

Samuel Tillard-Marcel est psycho-praticien à Évreux, et fondateur de l'opération Armageddon.

Mise en place par quatre thérapeutes d'Évreux, il s'agit d'un numéro gratuit d'écoute (0805.657.456) dédié à toute personne en difficulté et victime d'un mal être notamment lié au coronavirus et au confinement.

Le coronavirus propice aux angoisses

"Le mal être est plus important depuis le début du confinement parce qu'on a une socialisation qui arrive progressivement à ne plus s'adapter correctement. 

Les gens ne sortent plus et ont peur. La psychose s'est très vite installée dans notre pays. 

J'ai rencontré une personne récemment qui m'a même dit qu'elle ne voulait plus sortir dans sa cours parce qu'elle avait peur que le virus lui tombe dessus.

_Le confinement peut jouer sur le moral dans la mesure où il n'y a plus de vie sociale_.

_Ne plus voir ses collègues le matin, ne plus partir de chez soi, rester chez soi, faire du télétravail...  _C'est un nouveau modèle de vie qui a dû s'organiser et les français ne se sont d'ailleurs pas toujours adapté à cela."

La peur de l'inconnu et de l'avenir

"La date du 11 mai pour le coup peut estomper le coup de blues mais il faut rester quelque part prudent. On en sait pas comment va être fait le déconfinement. 

Attention, cette date peut aussi faire peur à certaines personnes. Soyons très prudent parce qu'elle peut entraîner des ressentiments.

Pour y faire face, il faut tout simplement y aller progressivement,  bien respecter les mesures barrières.

Aujourd'hui c'est le plus grand flou artistique et d'un point de vue psychologique je comprends ces inquiétudes. Pour répondre à une vie future, il est très important que chacun prenne en compte les mesures barrières.

L'éloignement des proches

Cela commence à peser beaucoup. C'est d'une extrême violence. On comprend tout à fait les familles.

Cela a été aussi d'une violence dans les Ehpad quand les personnes ne pouvaient pas voir les personnes décédées. Les familles ne pouvaient pas se recueillir etc... Les exemples sont nombreux. 

Pour garder le moral, il est important d'être présent même par visioconférence. La visioconférence reste un outil très adapté. Cela nous permet à nous aussi, thérapeutes, de développer les téléconsultations.

L'après-confinement

Les gens attendent beaucoup de revoir leur famille et leurs amis, de se faire un barbecue - parce qu'à cette époque de l'année cela fait un petit moment pour certains qu'on l'a ressorti - et de retrouver de la convivialité.

L'après-confinement est très important. Il s'agira de trouver de nouvelles habitudes par de nouveaux réflexes dans notre vie quotidienne.

Cette vie quotidienne, nous thérapeute, nous y travaillons dessus parce qu'on se doute qu'après le confinement, cela sera difficile.

Les incertitudes autour de la réouverture des écoles

On a l'impression que tout est perdu à l'heure actuelle, que rien n'est calé. Les parents s'interrogent : Est-ce qu'en mettant mon enfant à l'école il ne va pas attraper le coronavirus? Cette angoisse-là, il faut quand même en sortir. 

Encore une fois, ce qui nous arrive n'est pas rien mais j'insiste sur la responsabilité de chaque personne sur les mesures barrières.

Il faut reprendre une vie sociale progressivement avec des nouvelles habitudes. Cette peur existe chez les parents, les enseignants, les enfants etc.. on devra s'adapter.

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