Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus

Coronavirus : contrairement aux annonces faites à Paris, pas de cas de Kawasaki au CHU de Montpellier

-
Par , France Bleu Hérault

Les autorités de santé à Paris annonçaient jeudi soir 30 avril un cas de maladie de Kawasaki à Montpellier qui serait lié au Covid-19. Faux. Aucun cas de ce type n'a été détecté. Les explications du Eric Jeziorski, responsable du service de pédiatrie générale au CHU.

Le CHU de Montpellier n'a enregistré aucun cas de maladie de Kawasaki qui soit lié au Covid-19, contrairement à ce qui a été dit lors d'une conférence de presse à Paris
Le CHU de Montpellier n'a enregistré aucun cas de maladie de Kawasaki qui soit lié au Covid-19, contrairement à ce qui a été dit lors d'une conférence de presse à Paris © Maxppp - Bruno Levesque

Les autorités de santé à Paris sont allées un peu vite en annonçant jeudi soir plusieurs cas de maladie de Kawasaki en province, dont un à Montpellier. Déclaration faite par l'un des chefs de service de l'hôpital Necker - enfants malades.

En Île-de-France, une vingtaine d'enfants de 3 à 17 ans ont été répertoriés comme souffrant de cette maladie inflammatoire grave alors qu'ils avaient été en contact avec le nouveau coronavirus. Phénomène qui interroge le monde médical. Mais rien de tel à Montpellier confirme ce vendredi 1er mai le responsable du service de pédiatrie générale et maladies infectieuses pédiatriques au CHU, Eric Jeziorski. 

La maladie de Kawasaki, "une pathologie que l'on sait très bien traiter". Eric Jeziorski chef du service de pédiatrie générale au CHU de Montpellier

France Bleu Hérault : Comment expliquer ce couac ?

"Nous avons eu ces deux derniers mois, deux cas de syndromes de Kawasaki, mais qui n'étaient pas liés au coronavirus, ce qui correspond au nombre de malades que nous avons habituellement en dehors de cette épidémie. Je pense qu'en fait l'hôpital Necker a fait une alerte était plutôt une demande d'attention des praticiens.

_Pour être plus précis, ils ont fait une alerte en disant "si vous voyez telle ou telle pathologie dans le Kawasaki, c'est peut-être compatible avec le coronavirus. Il faut penser à le rechercher." Par PCR mais aussi par sérologie_ (deux typologies de tests)." 

"Nous faisons une recherche systématique pour tout enfant fébrile, depuis déjà fin février début mars. Donc on sait précisément qui a eu ou n'a pas eu cette infection par la méthode PCR. Pour la sérologie, tous les enfants à Montpellier ont été inclus et on fera par sécurité une sérologie a posteriori pour éliminer à 100% l'histoire du coronavirus. Mais l'appel parisien était un appel au cas plutôt qu'une alerte. Je pense que la confusion vient de là. 

"Nous allons appliquer cet appel. On faisait déjà la recherche de coronavirus et elle a été négative. Et quand elle sera disponible et fiable, on fera la sérologie aux enfants. Mais a priori il n'y avait aucun élément ni dans la contagion, ni dans les contacts qui nous amène à penser que ces enfants ont eu un coronavirus."

FBH : Que doivent en penser les parents de jeunes enfants?

"Je vais les rassurer parce que le Kawasaki existe déjà. C'est ce qu'on appelle une maladie post-infectieuse parce qu'elle est déclenchée par une stimulation infectieuse quelques jours avant. Que des Kawasaki surviennent après une infection au coronavirus, ça n'a rien d'inquiétant. 

"C'est un phénomène rare, autour de 10 pour 100.000 d'habitants, environ un par mois au CHU de Montpellier. Ce sont des pathologies qu'on sait très bien traiter. Et même s'ils étaient liés au coronavirus, la prise en charge ne serait probablement pas différente. On est plus dans un élément de découverte : après une épidémie, observer les épisodes post-infectieux pour savoir s'il y en a plus ou s'il y en a moins.

"Même les chiffres parisiens ne sont pas inquiétants. On parle d'une vingtaine de cas pour toute la région parisienne. Eu égard aux chiffres de la population et au fait que ces 20 cas regroupent plusieurs pathologies différentes, je ne pense que ce soit une alerte majeure."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu