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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : dans la Loire comme en France, les pharmacies commencent à vendre des masques "grand public"

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Depuis ce lundi 27 avril, les pharmacies peuvent vendre des masques « grand public ». Un arrêté paru au Journal officiel la veille les autorisent à vendre des masques non sanitaires à la population. Une bonne nouvelle pour Olivier Rozaire, Président du syndicat des pharmaciens de la Loire.

Depuis ce lundi 27 avril, les pharmacies peuvent commencer à vendre des masques "grand public".
Depuis ce lundi 27 avril, les pharmacies peuvent commencer à vendre des masques "grand public". © Maxppp - Vincent Voegtlin

À deux semaines du début du confinement, les Français peuvent désormais se procurer des masques "grand public" en se rendant dans une pharmacie du pays. Il faut dire que depuis un décret du 3 mars, les 22 000 pharmacies françaises n'avaient plus le droit de vendre de masques pour cause de réquisition générale par l'Etat. Les masques chirurgicaux et FFP2 restent toujours réservés au personnel de santé mais avec l'arrêté publié ce dimanche 26 avril au Journal Officiel, les pharmacies peuvent désormais proposer à la vente "des masques non sanitaires fabriqués selon un processus industriel et répondant aux spécifications techniques applicables". 

Pour Olivier Rozaire, c'est une bonne décision car les pharmacies réclamaient depuis un certain temps de pouvoir vendre des masques "grand public". La raison invoquée par le Président du syndicat des pharmaciens de la Loire : ces masques non sanitaires, lavables et réutilisables, ont pour but de ralentir la propagation du virus.

"Les masques que l'on vend répondent à des normes et filtrent 70 à 90% des particules."

Le Président du syndicat des pharmaciens de la Loire Olivier Rozaire explique l'intérêt de ces masques lavables et réutilisables.

"Les masques grand public, ça veut tout et rien dire puisqu'on voit aujourd'hui qu'un certain nombre de fabricants ou de personnes de manière artisanale se sont mis à faire des éléments de protection qu'on peut appeler des masques. Nous les masques qu'on sera autorisé à vendre, ce sont des masques qui vont répondre à un minimum de normes : il y a deux normes, la catégorie 1 et 2 qui sont des normes Afnor et qui filtrent 70 ou 90% des particules donc il ne s'agira pas de vendre des masques artisanaux. Il faudrait de toute façon avoir au moins deux voire trois masques par personne ne serait ce que quand vous en lavez un, de pouvoir utiliser l'autre."

Depuis des semaines, des Français ont commencé à confectionner des masques en tissu. Mais le Président du syndicat des pharmaciens de la Loire explique que les masques vendues en pharmacies sont bien plus efficaces car ils permettent une meilleure filtration pour limiter la projection de gouttelettes.

"Si on utilise un simple tissu qui n'a pas de propriétés de filtration, c'est extrêmement peu efficace !"

Olivier Rozaire précise que ces masques "grand public" devraient coûter 5 euros environ.

"Je ne peux que leur recommander d'utiliser des masques de qualité, qui ont des propriétés de filtration importantes. Parce que si on utilise un simple tissu qui n'a pas de propriétés de filtration, c'est extrêmement peu efficace ! Dans le cas de mesures de protection, les masques vont être proposés à des prix raisonnables, aux alentours de 5 euros". La vente de ces masques a donc débuté ce lundi 27 avril dans la Loire comme en France mais pour le moment, les pharmacies ne sont pas encore très nombreuses à disposer de ces masques non sanitaires. Mais ce n'est qu'une question de temps selon Olivier Rozaire. 

"D'ici la fin de la semaine, un tiers des officines sera en capacité de distribuer ces masques."

Pour Olivier Rozaire, les pharmacies vont rapidement pouvoir avoir des stocks de masques non sanitaires à vendre.

"Dans le département de la Loire, sur 250 officines, il y en a quelques dizaines qui doivent en avoir. C'est relativement peu mais ça va aller très vite. Je pense que déjà, d'ici la fin de la semaine voire début de la semaine prochaine, un tiers des officines sera en capacité de distribuer ces masques". Et à 15 jours du début du confinement, le Président du syndicat des pharmaciens de la Loire précise que les stocks seront suffisants pour couvrir les nécessités de l'ensemble de la population. 

"Pas d'urgence : il faudra s'en procurer pour être prêt à partir du 11 mai !"

Olivier Rozaire explique qu'il est inutile de se précipiter dans les officines de pharmacies.

"A mon avis, il n'y aura pas de souci concernant l'approvisionnement et la distribution des masques. Notre seul questionnement sera sur la durée dans le temps parce que ces masques sont réutilisables mais si l'épidémie perdure, on aura besoin de s'approvisionner régulièrement en masques. Il n'y a pas une urgence : il faudra s'en procurer pour être prêt à partir du 11 mai pour pouvoir vivre le déconfinement de manière un peu plus sereine". 

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