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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : Le Chambon-Feugerolles, dans la Loire, pire taux d'incidence de France

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu

Six communes de la Loire font partie des 20 villes françaises de plus de 10.000 habitants les plus touchées par le virus. En première position, on retrouve même le Chambon-Feugerolles, avec un taux d'incidence à 1400 pour 100.000 habitants.

Un test PCR afin d'identifier un porteur du virus de la Covid-19 (illustration)
Un test PCR afin d'identifier un porteur du virus de la Covid-19 (illustration) © Maxppp - -

C'est un classement édifiant, à partir des données de Santé Publique France. Vingt villes françaises de plus de 10.000 habitants, où le virus circule le plus vite, et parmi elles six communes de la Loire.

Le classement des 20 villes françaises les pus touchées par le coronavirus
Le classement des 20 villes françaises les pus touchées par le coronavirus - France Info

En première position, avec un taux d'incidence de près de 1400, on trouve Le Chambon-Feugerolles. Suivent ensuite Firminy (8e), Rive-de-Gier (12e), Saint-Etienne (13e), et Saint-Just-Saint-Rambert (17e) juste devant Saint-Chamond. Pour toutes ces communes, le taux d'incidence se situe entre 800 et 1000, alors que les services des hôpitaux sont depuis plusieurs jours sous très grande tension. 

Des habitants sonnés et dans l'incompréhension

Au Chambon-Feugerolles, les habitants ne trouvent pas d'explications à cette situation. "C'est incompréhensible, c'est une petite ville, les gens ne se déplacent pas trop. Je ne sais pas d'où ça pourrait venir, ce n'est pas normal. Pourtant vous pouvez regarder, tout le monde est masqué" constate Nordine sur le marché ce vendredi matin. L'incompréhension est partagée part Mauricette : "On part faire nos commission et puis à la maison on ne bouge plus. Ça ne s'améliore plus et pourtant on fait vraiment des efforts !"

Beaucoup pointent du doigt les jeunes qui passeraient des week-ends entier "sans masque sur la place", qui "ne voient pas le danger." Mais Eliane relativise un petit peu : "Même nous on n'a pas vu le danger au début. Tout le monde disait c'est rien, ça passera comme une grippe. Ça va faire un an qu'on est dedans et on y sera encore parce que le gouvernement ne fait pas ce qu'il faut faire."

Des contrôles du respect des règles sanitaires déjà renforcés 

Le maire David Fara, élu juste avant le confinement en mars 2020, n'a pas beaucoup plus d'explications. Il souligne simplement que la trentaine de contaminations il y a une dizaine de jours dans l'EHPAD de la commune peuvent faire grimper les statistiques sur une petite commune comme le Chambon-Feugerolles. Aux habitants qui estiment qu'il n'y a pas assez de contrôle, il répond qu'il y a eu "des renforts de gendarmes mobiles pour la nuit, j'ai demandé sans attendre ces chiffres-là qu'on ait des contrôles du port du masque, de comportements qui ne respectaient pas les gestes barrières pour associer à la fois la prévention et la répression."

Pour lui, "une grande majorité des Chambonnaires respectent les gestes barrières." La difficulté réside surtout dans les réunions en famille ou entre amis. "Tous les maires de France sont comme moi : on ne peut pas maîtriser les choses qui se passent dans la sphère privée." David Fara estime que la seule solution est de "rabâcher" la nécessité de respecter les règles sanitaires, en espérant voir les effets du couvre-feu d'ici une dizaine de jours. "J'aimerais mieux être premier sur d'autres chiffres que ceux-ci, mais aujourd'hui on le subit donc ça veut dire qu'il continuer à travailler dans ce sens, sans relâcher, il faut le gérer sans paniquer."

Dino Cinieri, le député de la circonscription du Chambon-Feugerolles, est lui-même confiné depuis son test positif au coronavirus il y a une semaine. Au 22 octobre, 451 personnes étaient hospitalisées dans la Loire, dont 58 en hospitalisation.

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- © Visactu
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