Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : dans le Grand Est des évolutions encourageantes mais des inquiétudes persistantes

Le bilan des trois premières semaines de confinement dans le Grand Est semble encourageant, car les taux de circulation du Covid sont en légère baisse. La pression hospitalière reste forte et les autorités sanitaires appellent à rester vigilant, car les formes graves de la maladie sont élevées.

Campagne d'affichage "Ensemble contre le virus" dans les rues de Strasbourg
Campagne d'affichage "Ensemble contre le virus" dans les rues de Strasbourg © Maxppp - Alexandre Marchi

Après près de trois semaines de confinement dans le Grand Est, le bilan semble plutôt encourageant. C'est ce qui ressort du point presse de l'agence régionale de santé de ce vendredi 23 avril. Comme dans le reste de la France, la circulation virale est en baisse. Les taux d'incidence sont en baisse dans la plupart des départements et la moyenne régionale est en dessous de la moyenne de la France. La pression hospitalière reste forte avec des taux d'occupation des lits de réanimation qui épuisent les équipes. L'inquiétude, c'est que les formes graves du Covid sont au delà de ce que l'on avait observé durant les deux premières vagues.

Des taux d'incidences en baisse

Le taux d’incidence est en baisse depuis début avril. On est aussi repassé en dessous de la moyenne pour l’ensemble de la France. Il est à 278,2 pour l’ensemble de la région Grand Est (329,5 pour l’ensemble de la France). Pour Michel Vernay, le délégué régional de Santé publique France dans la région Grand Est, "le troisième confinement est parvenu à casser la vague épidémique, mais la situation reste préoccupante". 

Il modère ce constat de baisse, par des tests moins nombreux ces dernières semaines, notamment chez les moins de 18 ans.

La situation épidémique n'est pas la même selon les départements. C'est dans le Haut-Rhin et en Moselle que les chiffres sont les plus encourageants. Dans ces deux départements les taux d'incidences sont entre 220 et 250 Ces taux sont entre 290 et 350 dans 8 autres départements. 

Enfin la situation est défavorable dans quatre départements : les Ardennes, la Marne, Haute Marne et Meurthe-et-Moselle. C’est dans la Marne qu’il y a le plus d’inquiétude avec un légère augmentation cette semaine (441 cas pour 100 000 habitants) notamment sur la commune de Reims, à l’inverse de ce que l’on constate sur les autres communautés d’agglomération.

Le variant britannique est désormais majoritaire (80%) des cas, même en Moselle (72%). Les deux autres variants restent faibles.

Une dynamique des formes graves qui inquiète

Ce qui inquiète les autorités, c'est que les formes graves du Covid sont très élevées, avec 243 nouvelles admissions en soins critiques. Avec un taux d'incidence supérieur, à 40, le chiffre est plus élevé que le pic de la 2e vague. 507 personnes sont en soins critiques à la date du 22 avril, ce qui correspond à un taux d'occupation des structures hospitalières de 108%.

Taux d'incidence des soins critiques dans le Grand Est au 22 avril 2021
Taux d'incidence des soins critiques dans le Grand Est au 22 avril 2021 - Agence régionale de santé du Grand Est

Une pression hospitalière toujours élevée

La pression s’est aussi desserrée à l’hôpital. Les taux d’occupation des lits de réanimation sont en baisse. Dans certains départements, notamment en Alsace, on est repassé sous la barre des 100% d’occupation de lit.

Des déprogrammations d’opérations ont eu lieu pour permettre de relâcher la pression sur les personnels. A cela s’ajoute un  renfort d'étudiants et le recours à la réserve sanitaire depuis trois semaines précise Virignie Cayré, la directrice régionale de l'Agence régionale de santé.

L'accélération de la vaccination

Dans le Grand Est, plus de 20% de la population a reçu une première dose de vaccin. Cette vaccination va s'accélérer avec de nouvelles livraisons de vaccins. En avril, 220 000 doses devraient arriver dans les centres de vaccination et 310 000 en juin. Ces livraisons vont permettre 480 000 nouvelles première injections d’ici  mai et 1 million d’ici fin juin. De nouveaux rendez-vous de vaccination devraient donc prochainement ouvrir.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess