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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : de jeunes parents castelroussins racontent la naissance de leur bébé en plein confinement

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Par , , France Bleu Berry

En pleine épidémie de coronavirus, la vie continue malgré tout.. notamment les naissances ! De jeunes castelroussins voient le jour pendant le confinement, dans des conditions forcément particulières. Des parents se sont confiés à France Bleu Berry.

Elisabeth et Boris ont accueillis le petit Aloïs seulement quelques heures après le début du confinement.
Elisabeth et Boris ont accueillis le petit Aloïs seulement quelques heures après le début du confinement. - DR

"On a acheté les journaux du jour de sa naissance, et ça ne parle que du coronavirus !", plaisante Elisabeth, une jeune maman casteroussine. Elle a accouché de son fils le 18 mars à minuit 01, quelques heures à peine après le début du confinement, mis en place pour lutter contre l'épidémie de coronavirus

Des naissances pas comme les autres, car même en pleine épidémie, des bébés continuent de naître un peu partout en France. Au milieu de toutes les mesures sanitaires, les mamans se retrouvent parfois éloignées de leur famille. "Je suis restée deux semaines en pédiatrie car la petite n'était pas assez grosse. J'ai vécu deux semaines dans la peur", confie une jeune maman berrichonne, qui souhaite rester anonyme. 

Ne pas avoir sa famille à ses côtés pour vous soutenir, vous rassurer, c'est très très très dur à vivre

Ses proches n'ont pas pu être présents pour l'accompagner pendant qu'elle donnait la vie à sa petite Marie. "Je n'avais personne autour de moi, personne pour me soutenir moralement. Ne pas avoir sa famille à ses côtés pour vous soutenir, vous rassurer, c'est très très très dur à vivre", raconte-t-elle, même si elle souligne que la gentillesse et le professionnalisme de l'équipe médicale. "Ce n'est pas du tout ce que j'avais imaginé pour mon premier accouchement".

La peur de contaminer son bébé

Et puis, il y a la crainte générée par l'épidémie. "Je ne voulais pas croiser les gens, même le personnel. Je me lavais les mains, je veillais à ce qu'ils se lavent bien les mains aussi. Je craignais qu'ils le donnent à ma fille ou que je l'attrape. On en arrive à devenir parano. Franchement, ça a été très très dur", poursuit la jeune maman. 

Elisabeth et Boris, eux, estiment avoir eu un peu plus de chance. Ils ont accueilli le petit Aloïs le 18 mars, au tout début du confinement. "Le discours de Macron est arrivé le lundi 16 mars, le soir, pour annoncer le confinement le lendemain à midi. Et c'est le moment où j'ai commencé à avoir les contractions", raconte la jeune castelroussine. "Les attestations n'étaient pas encore demandées, on est partis un peu en catastrophe", poursuit le papa. La maternité leur avait demandé de venir seulement s'ils étaient sûrs que le travail avait commencé.

Restrictions des visites pour les conjoints

Quelques heures plus tard, leur bébé voit le jour dans une ambiance plutôt sereine. Mais trois jours après, la maternité restreint les visites pour les papas. Boris ne peut plus passer la nuit avec sa compagne et son nouveau né. Le couple sent le stress monter au sein de l'équipe médicale. 

C'était de plus de plus en plus anxiogène

"Même si moi, j'étais assez hermétique au stress du coronavirus, on voyait que les aides soignantes étaient stressées, elles portaient de plus en plus des masques, des gants. Elles venaient régulièrement désinfecter les poignées de la chambre, ça commençait à être vraiment tendu", explique Elisabeth. "C'était de plus de plus en plus anxiogène", ajoute son conjoint.

Profiter du confinement pour passer du temps avec son bébé

Depuis la sortie de l'hôpital, la petite famille est confinée à la maison, dans sa bulle. "Ça se passe super bien. On a beaucoup de temps tous les trois. C'est génial parce qu'en temps normal, on aurait jamais eu autant de temps ensemble", se réjouit Boris, moniteur d'auto-école, forcé d'être au chômage partiel pendant le confinement. Seul regret de la famille, il faudra attendre encore quelques semaines pour qu'Aloïs puisse rencontrer ses grand-parents.

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