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Dossier : Coronavirus Covid-19

Covid-19 : "Depuis trois semaines, on voit les cas se multiplier", prévient une généraliste parisienne

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Alors que les hôpitaux franciliens approchent de la saturation et que le gouvernement envisage "des décisions difficiles", les généralistes voient aussi les cas de Covid-19 se multiplier. "L'augmentation est exponentielle" dit la déléguée Île-de-France du syndicat de médecins généralistes MG France.

Les cabinets des médecins généralistes sont eux aussi pris d'assaut par les malades du covid.
Les cabinets des médecins généralistes sont eux aussi pris d'assaut par les malades du covid. © Maxppp - Stéphanie Para

Reconfiner ou pas ? Avancer le couvre-feu dès 19 heures peut-être aussi ? Le gouvernement se donne deux jours pour trancher face à l'accélération très forte de l'épidémie de coronavirus en France. Réunion de crise au sommet de l'Etat, avec pas un mais deux conseils de défense en deux jours. Ce mardi matin puis le lendemain. 

Docteur Agnès Giannotti : "On est dans une phase vraiment dangereuse pour tout le monde."

Sans attendre, l'invité de France Bleu Paris ce mardi, dresse un constat alarmant de la situation en région parisienne. "Depuis trois semaines on voit les cas se multiplier tous les jours dans nos cabinets", reconnait ainsi le docteur Agnès Giannotti, médecin généraliste dans le 18e arrondissement et déléguée pour l'Île-de-France, du syndicat MG France. Même si la comparaison avec la première vague est difficile. "Au printemps, nous n'avions pas les capacités de tests. On ne voyait que les gens symptomatiques alors qu'aujourd'hui on teste les symptomatiques et leur entourage qui n'apparaissait pas lors de la 1ere vague."

"Certains jours, on est à 20% de positifs parmi les patients qu'on envoie dans les laboratoires et centres de dépistages, détaille encore la médecin. L'augmentation est régulière et exponentielle, ça va très vite. On est dans une phase vraiment dangereuse pour tout le monde car plus il y a de gens contaminés, plus il y a de formes graves, c'est statistique. Donc en effet, il faut éviter que les hôpitaux soient engorgés et qu'on ne soit plus en capacité de soigner les gens."

Un relâchement à l'intérieur de la maison

Mais alors que faire ? Faut-il reconfiner sans attendre ? Qui ? Quand ? Où ? "Moi je ne suis pas politique, pour prendre une décision. Il ne faut pas non plus emmener le pays à la faillite, il y a des décisions à prendre qui ne sont plus seulement d'ordre sanitaire." 

Quand même, le docteur Giannotti se permet un diagnostic : "Il faut réinsister sur les protections individuelles. Je pense que la majorité des gens se contaminent chez eux, là où ils se sentent en sécurité. Les personnes les plus à risque notamment sont très respectueuses des consignes, mais il y a une faille, c'est le domicile. Il faut que chacun comprenne qu'un visiteur chez soi est potentiellement contaminant même si c'est son neveu, son fils, ou son voisin de palier. Il faut une prise de conscience que _les murs de la maison ne protègent pas._"

"N'arrêtez pas de vous soigner"

Il faut dire que le moral commence à baisser chez les patients du docteur Giannotti. "C'est dur pour tout le monde. On est dans un climat très lourd, il faut s'entraider à supporter ça. Ne pas laisser les gens tout seul. Ne serait-ce qu'en leur téléphonant, en portant des courses."

Et surtout, insiste encore la représentante des généralistes en Île-de-France, "ne pas faire comme la première fois, quand les gens étaient terrifiés, terrés chez eux et avaient arrêté de se soigner. Les autres problèmes de santé continuent, il faut absolument continuer à appeler son médecin, à aller le voir. On est là pour ça, pour écouter et soigner tout le monde."

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