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Coronavirus : des chercheurs basques créent un test de dépistage visant l'autosuffisance

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Par , France Bleu Pays Basque

Une cinquantaine de scientifiques de la Communauté autonome d'Euskadi viennent de mettre au point un protocole, qui permettrait de produire massivement des tests de dépistage, sans avoir recours aux kits préfabriqués.

Un centre de dépistage à Paris
Un centre de dépistage à Paris © Maxppp - Luc Nobout

Leurs travaux suscitent un grand espoir outre-Bidassoa, parmi les professionnels de santé d'Euskadi et de toute l'Espagne. En 10 jours, une équipe d'une cinquantaine de chercheurs de la Communauté autonome du Pays basque sont parvenus à élaborer un protocole de test du Covid-19, qui permettrait d'augmenter sensiblement les capacités de dépistage et éviter les ruptures de stock.

Une alternative au marché du kit de dépistage

Leur protocole n'a rien de révolutionnaire : il se base sur la méthode couramment utilisée du test PCR ("Polymerase Chain Reaction"), consistant à rechercher la présence du matériel génétique du coronavirus, après un prélèvement par le nez. Ce que ces scientifiques ont réussi à mettre au point, en revanche, c'est un protocole de diagnostic propre, dont l’avantage est qu’il ne nécessite pas de ces fameux kits de dépistage rapides que le monde entier s’arrache et pour lesquels plane un risque de pénurie.

Ugo Mayor est biochimiste, enseignant-chercheur à l'Université du Pays Basque (UPV-EHU), membre du centre de recherches Ikerbasque - Basque Foundation for Science basé à Bilbao et coordinateur du projet. "On a crée notre groupe lorsque l'Université a dû fermer ses portes à cause du confinement. Nous étions conscients d'avoir des machines sophistiquées, capables de cerner du matériel génétique, que ce soit sur des plantes ou sur du cerveau humain. Si elles peuvent détecter du matériel génétique, elles peuvent de la même manière détecter le virus."

"Voyant d'un côté les recommandations de l'OMS sur la nécessité de dépister massivement, et de l'autre les hôpitaux qui ne testaient que les patients gravement malades, on a donc essayé de reproduire les tests pratiqués en milieu hospitalier. En se basant sur les travaux d'autres chercheurs, on a élaboré un protocole simple, qui ne nécessite pas de ces kits préfabriqués vendus sur le marché. Car nous avions constaté que bien souvent les tests ne pouvaient plus être assurés pour cause de ruptures de stock."

Ugo Mayor : "Gure makinek ahal dute detektatu birusa" ("Nos machines sont en mesure de détecter le virus")

Certes, le protocole nécessite des réactifs chimiques, "mais pour lesquels nous n'avons à ce jour aucun problème d’approvisionnement" assure Ugo Mayor. Des tests dont les essais ont par ailleurs démontré leur fiabilité, selon le Professeur : "Nous avons d'abord travaillé à partir d'un échantillon de tests positifs et négatifs fournis par un hôpital pour améliorer notre protocole. Puis un deuxième échantillon, que l'on a testé à l'aveugle sans savoir lesquels étaient positifs, lesquels étaient négatifs. Résultat : 100% des tests que l'on a déclaré négatifs étaient bien négatifs; quand aux tests positifs, certains nous ont échappé mais nous sommes tout de même parvenus à une sensibilité de 92%."

Ugo Mayor, testa horien fidagarritasunaz

Jusqu'à 10 000 tests par jours en Euskadi

L'université du Pays basque dit être capable de réaliser entre 500 et 1 000 tests par jour à 15 euros l’unité et avec des résultats connus au bout de quatre heures. Mais en faisant collaborer d’autres laboratoires du Pays basque, les capacités pourraient s’élever à 10 000 tests par jour en Euskadi, contre 1 400 actuellement.

Ugo Mayor : "Protokolo honek ematen du aukera lokalki, zonbait lekutan, test asko egitea"

Ces recherches ont été effectuées en partenariat avec le Gouvernement basque, qui s'apprête à les valider. L'Université du Pays basque espère débuter ses premiers tests sur la population dès cette semaine.

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