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CARTE - Canicule : neuf départements maintenus en vigilance rouge, 53 en orange

Coronavirus : des médecins réclament "le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos"

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Par , France Bleu

Dans une tribune publiée dans le Parisien-Aujourd'hui en France, ce samedi, 14 médecins alertent sur le relâchement des gestes barrière, alors que le coronavirus continue de circuler. Ils réclament le port du masque obligatoire dans les lieux publics clos.

"Dans les magasins il y a une personne sur cinq qui ne porte pas de masque" dénonce Axel Kahn.
"Dans les magasins il y a une personne sur cinq qui ne porte pas de masque" dénonce Axel Kahn. © Maxppp - Delphine Goldsztejn

Les gestes barrière se relâchent. Pourtant, l'épidémie de coronavirus n'est pas terminée. En Mayenne, par exemple, le nombre de cas repart à la hausse. Pour éviter une seconde vague, 14 médecins de renom réclament ce samedi "le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos".

"Il serait vraiment très regrettable de ne pas utiliser ces moyens efficaces et accessibles" pour freiner l'épidémie, défendent ces médecins dans une tribune publiée dans le Parisien. A savoir : "Le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos, la distanciation physique autant que possible et le lavage des mains".

Dans ce texte, rédigé par Antoine Pelissolo, professeur en psychiatrie, et Jimmy Mohamed, médecin généraliste et chroniqueur sur Europe 1, ils reconnaissent que le masque "reste inconfortable". Mais ils soulignent que "contrairement au début de l'année", on sait maintenant qu'il est "une condition importante pour limiter la diffusion du virus" si "tout le monde le porte" et que "nous avons aujourd'hui les stocks nécessaires". Parmi les co-signataires figurent les infectiologues Eric Caumes, Karine Lacombe et Anne-Claude Crémieux, ainsi que l'urgentiste Philippe Juvin et le néphrologue Gilbert Deray.

Pour que l'effort accompli pendant le confinement ne soit pas perdu, le port des masques dans les endroits clos où il y a du monde, c'est quelque chose qui est vraiment indispensable

Parmi les signataires, le généticien Axel Kahn qui s'en est expliqué sur franceinfo ce samedi. "Pour que vraiment l'effort qu'on a accompli avec le confinement ne soit pas perdu, le port des masques dans les endroits clos où il y a du monde, c'est quelque chose qui est vraiment indispensable, a-t-il défendu. Le fait qu'on ait accepté courageusement le confinement a fait énormément baisser la circulation du virus. Maintenant, si on est raisonnables et prudents avec des gestes de distanciation physique je suis persuadé qu'une deuxième vague peut être évitée".

Nous savons très bien qu'il n'y a pas d'immunité générale suffisante pour éviter une reprise de l'épidémie. Aujourd'hui, ces masques on les a, et très souvent on ne les porte pas.

"Nous savons très bien qu'il n'y a pas d'immunité générale suffisante pour éviter une reprise de l'épidémie. Nous savons qu'il faut faire attention. Aujourd'hui, ces masques on les a, on les a demandés et très souvent on ne les porte pas. Dans les magasins il y a une personne sur cinq qui ne porte pas de masque. Ça ne devrait pas être possible. Cela est totalement contradictoire et délégitime la protestation qui était tout à fait sensée que l'on a eue auparavant qui fait qu'il n'y en avait pas. Maintenant qu'il y en a. Portez-les !", a martelé le généticien.

La tentation est grande et compréhensible de reprendre une vie normale, d'oublier le virus. Malheureusement le virus, lui, ne nous oublie pas.

"Pour qu'on continue vraiment à profiter de ses vacances sans être dans une situation avec une limitation extraordinaire des déplacements voire un reconfinement endroit par endroit. Il faut faire attention. Il y a des masques, portez-les, portez-les à l'intérieur, ce doit être obligatoire. C'est simple, vous n'avez pas de masque, vous ne voulez pas en mettre, alors vous n'entrez pas", a conclu Axel Kahn.

"Pour nous tous, la tentation est grande et compréhensible de reprendre une vie normale, d'oublier le virus, de profiter de l'été, des plages, des soirées entre amis et de la proximité retrouvée. Malheureusement le virus, lui, ne nous oublie pas", avertissent les signataires, alors que les enquêtes menées par Santé publique France auprès des Français montrent un moindre respect des gestes barrières depuis quelques semaines. Aussi invitent-ils les Français à se ressaisir avant qu'il soit "trop tard pour éviter un nouveau confinement, plus ou moins complet" et disent ne plus vouloir "compter les morts" comme lors de la première vague de l'épidémie.

A la veille des départs en vacances, le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ont appelé vendredi les Français à la "vigilance au quotidien" et au port du masque pour "prévenir" une "éventuelle deuxième vague de l'épidémie". Et l'agence sanitaire Santé publique France a prévenu vendredi dans son point hebdomadaire qu'on observait une "nouvelle tendance à l'augmentation de la circulation du virus SARS-CoV-2" en France métropolitaine, même si elle se maintient "à un niveau bas".

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