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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : des pédiatres plaident pour maintenir les écoles ouvertes

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Par , France Bleu

Alors que le gouvernement s'interroge sur la nécessité d'instaurer un nouveau confinement, la Société Française de Pédiatrie, inquiète des effets sur la santé mentale des plus jeunes, demande dans un communiqué publié lundi de maintenir les écoles ouvertes.

Ecole de Bruyères-le-Châtel (Essonne), le 19 janvier 2021.
Ecole de Bruyères-le-Châtel (Essonne), le 19 janvier 2021. © AFP - Myriam Tirler / Hans Lucas

Alors que le gouvernement étudie la possibilité d'instaurer un nouveau confinement "très serré", la Société Française de Pédiatrie plaide pour maintenir les écoles ouvertes. Dans un communiqué publié lundi, le Groupe de Pathologie Infectieuse Pédiatrique, Société Française de Pédiatrie Médico-Légale, Groupe de Pédiatrie Générale et l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire, alertent sur les "effets délétères indirects" d'un nouveau confinement sur "la santé mentale et sociale des enfants".

Hausse des hospitalisations en psychiatrie

"Les pédiatres, pédopsychiatres et services d’urgences pédiatriques de tout le pays observent depuis quelques semaines une augmentation sans précédent des consultations ambulatoires et hospitalières, admissions aux urgences et hospitalisations pour motifs psychiatriques tels qu’anxiété, idées noires et ou gestes suicidaires souvent dans un contexte de maltraitance", peut-on lire dans le communiqué. 

Selon ces professionnels, "les services d’hospitalisation habituellement surchargés à cette période d’enfants atteints de pathologies infectieuses (bronchiolites, gastro entérite) le sont cette année encore mais d’enfants maltraités, déprimés, anxieux et suicidaires. Les inégalités sociales de santé jouent un rôle majeur dans cette pathologie pédopsychiatrique qui touche les plus vulnérables et des familles où les confinements successifs n’ont fait qu’accentuer des difficultés préexistantes."

Inégalités sociales

S'appuyant sur les connaissances accumulées en France et à l'étranger depuis le début de la pandémie, la Société Française de Pédiatrie redoute qu'un nouveau confinement aggrave la situation, "alors que les bénéfices attendus dans la lutte contre la diffusion de ce virus, définitivement très différent des autres, demeurent hypothétiques."

En un an, insiste-t-elle, "d’innombrables études publiées dans des revues scientifiques de haut niveau, dans tous les pays et sur tous les continents, ont confirmé que les enfants de moins de 11 ans, non seulement présentaient beaucoup moins de formes graves, mais étaient aussi moins contaminés et beaucoup moins contaminants. L’immense majorité des enfants s’infecte au sein des cellules familiales et non pas dans les écoles et/ou les crèches."

Les pédiatres et pédopsychiatres s'appuient notamment sur l'exemple suédois. Alors que les crèches et les écoles sont restées ouvertes sans port du masque dans le pays, "on observe que les enseignants d'enfant âgés de 7-16 ans avaient deux fois moins de risque de COVID-19 que les adultes exerçant d'autres métiers", indique le communiqué. "Les données du ministère français de l’Enseignement confirment la très faible contamination des enseignants (0,09 à 0,18%) et le très faible nombre de classes ou écoles fermées depuis la rentrée scolaire de septembre 2020 (0,06-0,2% et 0,14-0,04% respectivement)".

Améliorer le dépistage

Concernant la propagation des variants anglais et sud-africain, plus contagieux, ces pédiatres militent pour "une meilleure politique de testing plus qualitative que quantitative avec plus de traçage et d’isolement". "Il n’existe pas de certitude au sujet de l’impact de ces variants sur l’enfant" peut-on lire dans le communiqué, "car le gradient de transmissibilité des adultes vers les enfants persiste et que les enfants pourraient rester peu contaminés et rarement contaminants."

Le variant britannique représente actuellement 10% des nouvelles contaminations en France selon l'exécutif. Mais, "la balance bénéfice-risque apparait à ce jour très en faveur du maintien de l’ouverture des écoles et des collectivités pour les enfants dont la santé mentale et sociale ne doit pas être sacrifiée en contexte pandémique mais rester une priorité sanitaire au regard des enjeux pour les années à venir" estime la Société Française de Pédiatrie. 

Les vacances de février prolongées ?

Invité de France Inter jeudi matin Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a confirmé qu'un allongement des vacances de février était également envisagé. "Il est évidemment possible de réfléchir à allonger les vacances d'un côté ou de l'autre", a-t-il déclaré. "Mais notre objectif, ça reste que les enfants puissent continuer à apprendre."

Le gouvernement a "systématiquement appris des différents confinements qui ont eu lieu en France", a assuré Gabriel Attal. "Celui de novembre n'était pas celui de mars. On tire des enseignements à chaque fois. On est en train de travailler à des scénarios pour avoir l'équilibre le plus juste entre le freinage de la circulation du virus et la vie des Français."

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