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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : près 30.000 cancers n’ont pas été diagnostiqués à cause d’un ralentissement des dépistages

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Par , France Bleu
France

En plein rebond de l'épidémie de Covid-19, des retards ont été pris dans le dépistage de certains cancers lors du printemps et ils n'ont pas été rattrapés selon la Ligue contre le cancer. Les conséquences de la crise sanitaire pour ces patients sont multiples.

La Ligue nationale contre le cancer lance un "cri d'alarme" : elle appelle notamment les femmes à se faire dépister d'éventuels cancers du sein
La Ligue nationale contre le cancer lance un "cri d'alarme" : elle appelle notamment les femmes à se faire dépister d'éventuels cancers du sein © Maxppp - Philippe NEU

Le Covid-19 "est beaucoup moins grave que le cancer", a insisté Axel Kahn, le président de la Ligue contre le cancer, sur franceinfo samedi 24 octobre. Il estime que l'intensité de la deuxième vague "va compliquer les choses", alors que les campagnes de dépistage systématique ont été interrompues de mars à juin, durant la première vague. 

Alors que la France fait face à un rebond de l'épidémie de Covid-19, la Ligue nationale contre le cancer appelle notamment les femmes à se faire dépister d'éventuels cancers du sein pendant Octobre rose : "Le cancer continue sa progression et n’a pas peur du virus."

Des mois de retard dans les dépistages

À cause du Covid-19, l'association estime à 30.000 le nombre de cancers n’ayant pas été diagnostiqués entre le début du confinement et le mois de juin, en raison d’un ralentissement des dépistages. En effet, environ 30.000 cancers par mois sont détectés chaque année en temps normal. Mais durant les deux mois de confinement, seulement la moitié de ces cancers aurait été diagnostiquée. "La totalité des dépistages systématiques des cancers du col de l'utérus, du sein ou encore de la prostate ont été totalement interrompus jusqu'au mois de juin", constate Axel Kahn.

Par ailleurs, la crise sanitaire a eu un impact sur l'organisation des soins en cancérologie et les retards pris dans le dépistage de certains cancers au printemps ne sont toujours pas rattrapés. "Aujourd'hui, on en est pour certaines personnes malades à 4, 5, 6 mois de retard : 4, 5, 6 mois de retard dans le début du traitement, ce sont des chances qui sont perdues, ce sont des vies qui seront perdues", souligne Axel Kahn sur franceinfo. 

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Risque de surmortalité

Un retard dans la prise en charge peut en effet se traduire par une dégradation majeure du pronostic. C'est ce que rappelle une étude de l'institut Gustave Roussy présentée en septembre 2020. D'après ce rapport, les retards de diagnostic et de traitements des cancers (liés à la première vague de coronavirus) pourraient entraîner, chez les patients qui n'ont pas été touchés par le Covid-19, un excès de mortalité par cancers : de 2 à 5%, cinq ans après le début de la prise en charge. 

Une surmortalité qui toucherait principalement les cancers du foie, les sarcomes et les cancers de la tête et du cou. "Sachant qu'il y a 160.000 morts par cancer tous les ans, ça fait 3.500 à 4.000 morts supplémentaires, ce qui, évidemment, est important", affirme le président de la Ligue contre le cancer.

Pénurie de médicaments 

Autre conséquence de l'épidémie de Covid-19 en France : l’aggravation de la pénurie de médicaments contre le cancer. Selon la Ligue contre le cancer, 95% des pharmaciens hospitaliers constatent une aggravation, 74% des professionnels de santé ont été confrontés à la situation et il y a eu 34 fois plus de signalements en une dizaine d’années. 

Les premiers touchés sont toujours les médicaments pas chers - Jean-Paul Vernant, hématologue

Un problème de longue date, que la crise sanitaire est venue renforcer selon l'association : _"Il y a une quarantaine de médicaments d'importance majeure en oncologie qui ont fait l'objet de pénurie" a_u fil des années, a souligné à l'AFP Axel Kahn. "Les premiers touchés sont toujours les médicaments pas chers, les innovations thérapeutiques qui coûtent la peau des fesses, on n'en manque jamais", ajoute le professeur Jean-Paul Vernant, hématologue engagé dans la bataille.

Aussi, l'information des personnes malades (durée de la pénurie, possibilité de remplacer le produit manquant...) est jugée insuffisante. "Au-delà même du manque de certains médicaments, le manque d’information, de transparence, les sentiments d’inquiétude et de colère des personnes malades, leur perte de confiance sont autant de conséquences délétères pour les patients mais aussi de difficultés pour les professionnels de santé", conclut Axel Kahn. 

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