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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : des syndicats dénoncent un allègement du protocole sanitaire dans les établissements scolaires

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Par , France Bleu

Le ministère de l’Éducation nationale a mis à jour le protocole sanitaire lié au coronavirus dans les établissements scolaires, vendredi 12 février. Un revirement critiqué par plusieurs syndicats ce week-end.

Le protocole sanitaire a été modifié vendredi 12 février [photo d'illustration].
Le protocole sanitaire a été modifié vendredi 12 février [photo d'illustration]. © AFP - ARIE BOTBOL / HANS LUCAS

"Les mesures publiées le 12 février au soir sont à contre-courant de la situation sanitaire dégradée, notamment dans les collèges, lycées et CIO", réagit le Snes-FSU, syndicat national des enseignements de second degré sur son site Internet samedi 13 février. La veille, le ministère de l’Éducation nationale a mis à jour son protocole sanitaire dans les écoles

L'un des changements concerne les personnels puisque désormais, ils ne sont plus considérés automatiquement cas contact, même si trois élèves d’une même classe (de fratries différentes) sont testés positifs au coronavirus : "Une étude approfondie des contacts déterminera si les personnels de la classe doivent être également considérés comme contacts à risque conformément aux prescriptions des autorités sanitaires."

Les autres modifications concernent les variants.

Pas de fermeture automatique avec un cas de variant britannique

Le ministère avait annoncé de nouvelles mesures début février. Le protocole sanitaire imposait alors la fermeture de classe dès la détection d’un cas confirmé de variant du coronavirus parmi les élèves ou les professionnels, dans le primaire et le secondaire. Cela concernait tous les variants.

Désormais, s'il s'agit d'un variant britannique, la fermeture de la classe n'est pas systématique. Dans la foire aux questions du site du ministère, il est indiqué que "la conduite à tenir autour d’un cas confirmé de la variante britannique est la même que pour le cas général conformément aux prescriptions des autorités sanitaires [fermeture si trois cas confirmés NDLR]. Selon l’analyse locale concernant la circulation de cette variante sur le territoire, en lien avec l’ARS, la fermeture de la classe pourra toutefois être envisagée dès le premier cas." 

Un protocole différent en cas de variant brésilien ou sud-africain

La fermeture de classe dès l'apparition d'un cas de variant sud-africain ou brésilien chez un élève reste en revanche automatique. "Tous les élèves de la classe seront assimilés à des contacts à risque. Une étude approfondie des contacts déterminera si les personnels de la classe doivent être également considérés comme contacts à risque", précise toutefois le ministère. De plus, "une fermeture de la classe est également mise en œuvre dès qu’un élève est identifié comme contact à risque d’un parent, d’un membre de la fratrie ou de toute personne vivant dans le même foyer que lui contaminé par une variante sud-africaine ou brésilienne".

Cependant, si c'est un personnel qui est contaminé par l'un de ces deux variants, la fermeture n'est là plus systématique : "l’apparition de l’une de ces variantes chez un personnel n’implique pas automatiquement la fermeture de la classe."

Il ne suffit pas de casser le thermomètre pour faire baisser la fièvre.

Des modifications qui mettent en colère les syndicats. "Incompréhensible et irresponsable ! Tout montre que les variants circulent plus rapidement sur le territoire (en particulier dans les établissements scolaires), qu’ils sont, de fait, plus dangereux et… le ministère fait le choix d’alléger les règles de protection et de prévention !" écrit le Snes-FSU. "Il ne suffit pas de casser le thermomètre pour faire baisser la fièvre. Les contaminations en milieu scolaire augmentent et cet allégement du protocole va augmenter la circulation du virus dans les écoles et les familles", souligne de son côté le Snuipp-FSU (Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC) dans un communiqué.

Les deux syndicats, qui dénoncent également des "revirements incessants", demandent des mesures plus protectrices.

Vendredi, 1.599 classes étaient fermées à la suite de cas de Covid-19, notamment dans les académies de Lille, Versailles, Reims, Nancy-Metz, Strasbourg, Orléans-Tours, Toulouse, Montpellier, Aix-Marseille et Nice, indiquait le ministère de l'Education nationale.

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