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Coronavirus : deux pharmaciens main dans la main pour dépister à Ambazac (Haute-Vienne)

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Par , France Bleu Limousin

Tous solidaires contre le coronavirus. Deux pharmaciens et un médecin généraliste d'Ambazac ont ouvert un centre de dépistage par tests antigéniques. Pour éviter de contaminer leurs officines, la mairie leur a ouvert une salle de la commune.

Jean-François Pommaret et Clémentine Perotto à la salle Garnier d'Ambazac
Jean-François Pommaret et Clémentine Perotto à la salle Garnier d'Ambazac © Radio France - Mickaël Chailloux

Ils sont finalement arrivés dans les officines de France. Les tests antigéniques, censés soulager les laboratoires d'analyses, sont certes venus un peu tard. Alors que beaucoup de personnes voulaient se faire tester, seuls quelques pharmacies possédaient les kits au début du mois de novembre. Beaucoup, même s'ils ne veulent pas en faire la publicité, dépistent donc depuis quelques semaines, même si certains refusent encore. Manque de place pour assurer la sécurité des personnels et des clients. 

Ce n'est plus un problème à Ambazac, en Haute-Vienne. Les deux pharmaciens de la commune se sont alliés pour  proposer un dépistage. _"_Ce n'était pas possible pour des raisons sanitaires dans mon officine" explique Clémentine Perrotto, l'un des deux pharmaciens de la commune. Avec son concurrent Jean-François Pommaret, ils ont donc réfléchi à une structure en dehors de leurs officines. C'est là qu'intervient la mairie. Lors de réunions, l'idée d'installer cette cellule de dépistage dans une salle non-utilisée germe. La concrétisation a eu lieu la semaine dernière, fin novembre. 

Se faire tester si on a des symptômes de moins de quatre jours

Pour l'instant, la fréquentation est plutôt moyenne. C'est que le pic épidémique étant passé, chacun renonce plus au moins à se faire tester, même s'ils ont des symptômes. Pourtant, les tests antigéniques, qui ont reçu un avis favorable de la Haute Autorité de Santé, ont une vraie utilité, à condition de bien les utiliser. "Ce test est important quand il y a des symptômes au moins inférieur à quatre jours" explique Jean-François Pommaret. Sinon, le risque de faux-négatifs est plus élevé. 

Les vestiaires de la salle de judo d'Ambazac reconverti en centre de dépistage
Les vestiaires de la salle de judo d'Ambazac reconverti en centre de dépistage © Radio France - Mickaël Chailloux

Un sens de circulation a été installé. Le dépistage se fait dans les vestiaires de la salle de judo. Une salle, avec du matériel (blouses, charlottes, masques), a été réservée pour les personnels de santé qui feront les tests, à savoir les deux pharmaciens et la médecin généraliste. Ils effectuent un roulement entre eux trois. Mais, ces tests sont chronophages pour ces professionnels de santé. "Administrativement, c'est lourd" explique le pharmacien Pommaret. Deux étudiantes en médecine ont été recrutées pour assurer les tâches d'enregistrement des patients. 

Cette aventure "est une formidable aventure humaine" et de solidarité, souligne Clémentine Perrotto. La mairie leur assure son soutien en prêtant cette salle. "Ils assurent une mission de service public" applaudit Marina Vergnoux, la première adjointe de la Ville d'Ambazac. Et si les activités extra-scolaires reprennent, la mairie prévient : les deux pharmaciens auront un lieu pour dépister.  

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