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Coronavirus : la plateforme du Samu 94 revient à une activité similaire à celle d'avant la crise

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Par , France Bleu Paris

La Samu du Val de Marne commence à souffler enfin, après plus d'un mois extrêmement tendu. Un "cauchemar" explique le docteur Eric Lecarpentier, chef du SAMU 94 à l'hôpital Henri Mondor à Créteil, invité de France Bleu Paris ce lundi matin.

Salle de SAMU 94 à l'hôpital Henri Mondor à Créteil
Salle de SAMU 94 à l'hôpital Henri Mondor à Créteil © Maxppp - Luc Nobout

C'est une excellente nouvelle : le Samu 94 (Val de Marne), basé à l'hôpital Henri Mondor de Créteil, a repris une activité similaire à celle d'avant la crise de coronavirus. Depuis quelques jours, Eric Lecarpentier, directeur de la plateforme, chargée de répondre au 15, les appels de secours, constate une "stabilisation et retour à une activité classique" dit-il ce lundi matin sur France Bleu Paris. "Nos équipes commencent à souffler, après des journées où nous avons reçu jusqu’à 5.000 appels quotidiens, aux alentours du _13 mars_" poursuit-il.

Il était temps : "les équipes sont fatiguées". Et ces précédentes semaines sont un "mauvais souvenir pour tout le monde, ici" reconnaît Eric Lecarpentier. Sa préoccupation, au début de la crise portait sur le management à adapter avec les personnels. Objectif : "leur donner des temps de pause dans leur emploi du temps afin qu’ils puissent se ressourcer dans l’objectif de pouvoir durer".

Moment le plus marquant : la phase de montée en puissance 

Le directeur du Samu 94 a été stupéfait par cette phase de montée en puissance, qu'il qualifie de "moment inédit". "On n’avait jamais vu ça auparavant. Et voir cette capacité de l’hôpital de pouvoir monter en puissance et de suivre la vague en même temps que son arrivée" l'a beaucoup impressionné. "L'objectif était d’avoir toujours un peu d’avance. Nous n'en avions pas forcément beaucoup, mais on essayait de ne pas être en défaut". "Les services de l’hôpital, y compris les services techniques ont fait en sorte de pouvoir répondre à cette crise".

La plateforme a augmenté ses capacités techniques et humaines, a doublé ses postes de régulation, passant de 20 à 44 postes de régulation, grâce au renfort d'assistants de régulation, de médecins internes comme externes. Elle a aussi bénéficié du soutien associatif (tel que la Croix-Rouge) : "On pouvait envoyer quelqu’un au domicile (des personnes qui appelaient le 115, NDLR) pour avoir une évaluation paraclinique". Cela a permis "d'avoir le meilleur jugement possible pour savoir s’il fallait emmener le patient à l’hôpital".

On aimerait ne pas revivre ce cauchemar

Eric Lecarpentier espère ne plus jamais revivre ça. "C’est un peu de l’ordre du cauchemar". Tout dépendra, selon lui, des mesures imposées, à partir du 11 mai, date du début du déconfinement, et du sérieux des populations à appliquer ces mesures.

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. © Maxppp - Luc Nobout
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