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Dossier : Coronavirus

Coronavirus en Dordogne : une infirmière invite les couturières à confectionner des masques de protection

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Par , France Bleu Périgord

Geneviève Bessières est infirmière à l'hôpital de Périgueux. Elle appelle les couturiers et couturières de la Dordogne à fabriquer des masques pour venir en aide aux soignants libéraux de Périgueux et pallier les ruptures de stock.

Un modèle de masques confectionné par une infirmère
Un modèle de masques confectionné par une infirmère © Radio France - Geneviève Bessières

Le patron à reproduire est à retrouver sur sa page Instagram

Geneviève Bessières travaille au service addictologie du centre hospitalier de Vauclaire. Pour faire face au manque d'équipements de protection respiratoire chez les soignants libéraux, elle invite les couturières de l'agglomération de Périgueux à confectionner des masques anti-virus, à usage médical, appelé "masque chirurgical". "Beaucoup de gens savent coudre : faire une action comme celle-là est bienvenue face à la pénurie. Surtout que l'on doit changer de masques toutes les deux à trois heures." appuie-t-elle. 

Si Geneviève Bessières a pris cette décision c'est parce qu'elle a constaté un manque criant de masques chirurgicaux depuis le début de l'épidémie : "Nous avons reçu pour consigne de nous protéger mais personnellement je n'ai même pas trouvé de masques simples, les bavettes à trois plis, pour me couvrir la bouche et le nez." explique-t-elle.  Elle ne pourra malheureusement pas distribuer ces masques à l'hôpital sans l'accord de sa hiérarchie, ils reviendront donc aux soignants libéraux. 

Un patron pour des masques en coton 

L'infirmière a décidé de se servir de ses talents de designer textile. Vendredi dernier, elle s'est lancée dans la confection de masques médicaux à trois plis en se basant sur un tutoriel de l'hôpital de Grenoble : "Je me suis également basée sur le travail d'un ingénieur textile qui donne des recommandations sur internet pour ne pas faire n'importe quoi. L'idée est de créer des masques à trois plis qui ressemblent à ceux bleus utilisés dans les hôpitaux mais avec du coton."

Ce qu'elle propose aux couturières volontaires de Périgueux c'est de suivre le patron dont elle se sert pour la conception du masque, "même si vous ne savez pas coudre, vous pouvez couper des morceaux de tissus qui me permettront de coudre plus de masques." ajoute Geneviève. 

C'est éminemment critiquable mais c'est mieux que rien ! - Dr Benoît Blanc, vice-président du syndicat des médecins libéraux de Dordogne

Dans l'idéal il faut que chaque couturière confectionne cinq modèles, le nombre minimum pour une personne : ça lui permet de tenir toute une journée et de remplacer le masque dès qu'il devient humide. Il doit être muni d'une ouverture intérieure pour y placer un filtre comme du papier toilette, des filtres à café ou des lingettes dépoussiérantes électrostatiques. Geneviève tient à rappeler que ce n'est pas un dispositif médical. L'intérêt de ces masques est "d'améliorer les gestes barrières comme le contact main bouche, éviter de contaminer les autres avec nos postillons et respecter la distance sociale." rappelle l'infirmière avec prudence. "Le soir on met le masque à la machine à laver, au sèche linge puis on le passe au fer à repasser." 

L'initiative a déjà démarré à Bergerac 

À la suite de l'appel du Pôle de santé de Bergerac, les couturières de l'agglomération se sont mises au travail. Vendredi dernier, l’association, qui regroupe les professionnels de santé de l’agglomération bergeracoise, a reçu les premiers masques cousus main. 

"C'est éminemment critiquable mais c'est mieux que rien." martèle le Dr Benoît Blanc vice-président en Dordogne du syndicat des médecins libéraux. Le médecin salue la mobilisation des Bergeracois, "Les vétérinaires rejoignent l’effort collectif en mettant leur matériel à disposition et nous les en remercions."

Pour aider à la confection des masques, le pôle santé a mis en ligne un patron sur son site internet. 

Depuis samedi 21 mars, l'Etat peut réquisitionner tout ou partie des masques importées jusqu'au 31 mai 2020 selon un décret paru au Journal officiel.  

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