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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus en Gironde : l’appli Stop Covid "n’est pas la panacée"

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Par , France Bleu Gironde

La CNIL a autorisé ce mardi l’utilisation de l’application de traçage numérique qui pourrait entrer en service ce weekend si les députés et sénateurs donnent leur feu vert. Spécialiste girondin de l’e-santé, Arnaud Hacquin est plutôt mesuré quant à son efficacité. Interview.

Pas encore en service, l'appli suscite déjà la polémique.
Pas encore en service, l'appli suscite déjà la polémique. © Maxppp - Maxppp

France Bleu : votre avis d’expert sur cette appli qui provoque beaucoup de réticences ?

Arnaud Hacquin : Cette application fait forcément peur puisqu’il y a tellement de cas de données qui peuvent être mal utilisées ou de lois qui ont permis de collecter pas mal de données. Des lois qui étaient des lois d’urgence et qui au final ont été prorogées et qui ont permis de conserver ces données là. La population est un peu frileuse par rapport à l’utilisation de ce genre d’appli. Dans le contexte actuel, ce genre d’application de traçage a quand même techniquement une certaine utilité même si elle a des failles. Elle permet de faire le boulot de dizaines de milliers de personnes pour arriver à détecter les personnes qui ont été contaminées et surtout celles qui ont été mises en contact avec. C’est beaucoup plus facile avec une appli. 

Imaginez que vous êtes pendant dix secondes à côté de quelqu’un mais que vous lui éternuez dessus, vous pouvez l’avoir contaminée mais l’appli ne va pas enregistrer ce contact là.

Cette appli qui utilise le Bluetooth héberge les identifiants non nominatifs. Donc a priori il y a déjà un minimum de préservation d’intimité. Je pense que c’est la raison pour laquelle la CNIL, qui avait émis des réserves au départ, a donné son accord. Maintenant, est ce que cette application qui fonctionne sur le bénévolat va être adoptée par la population ou pas ? Ce n’est pas évident.

C’est une réponse technologique qui a une vraie efficacité ?

Elle a une vraie efficacité si elle est largement utilisée par la population. Sinon, ça n’a pas d’utilité. Il me semble qu’une étude a expliqué qu’il faudrait que 70 % de la population utilise l’appli pour que ce soit réellement efficace. Donc on n’est pas loin du taux de détention de smartphones de la population. Ça m’étonnerait qu’on ait ce taux d’utilisation. Après, cette application a quand même quelques failles. Elle n’enregistre le contact potentiellement contaminant que si il a une certaine durée. Imaginez que vous êtes pendant dix secondes à côté de quelqu’un mais que vous lui éternuez dessus, vous pouvez l’avoir contaminée mais l’appli ne va pas enregistrer ce contact là. Donc ce n’est pas la panacée. Alors que des enquêteurs physiques auraient probablement enregistré l’information.  

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