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Coronavirus en Italie : "On a franchi le cap de la psychose, mais il ne faut pas s'affoler en Isère"

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Le coronavirus touche particulièrement l'Italie du Nord, juste de l'autre côté de la frontière avec la région Rhône-Alpes. Ce n'est pas une raison pour craindre les contacts avec l'Italie et les italiens, martèle Jean-Paul Stahl, professeur de maladies infectieuses à l'hôpital de Grenoble.

"Il n'y a pas de craintes particulières à avoir en Isère", affirme Jean-Paul Stahl, professeur de maladies infectieuses et tropicales au Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble-Alpes. "C'est vrai qu'il y a des échanges pluri-quotidiens avec et très nombreux avec l'Italie du Nord. Mais il faut relativiser les choses. En Italie, on parle de foyers  de pathologie, pas d'épidémie. Alors étendre la suspicion avec toute l'Italie ou ce qui est italien ou ressemble à un italien confine à l'absurdité."

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A propos du bus bloqué pendant plusieurs heures à Lyon lundi parce qu'il revenait d'Italie et que le chauffeur avait une forte toux, Jean-Paul Stahl reconnaît : "La frontière de la psychose a été franchie, moyennant quoi, il  est légitime  de surveiller les cas possibles et de voir si c'est un cas réel. C'est ce qui fait la force du système de santé français, par rapport à d'autres pays et qui permet de limiter la contamination."

Quand on l'interroge sur les craintes que peuvent avoir les Grenoblois sur la proximité avec les Italiens, Jean-Paul Stahl est catégorique : "il faut se calmer ! Dans une ville comme Grenoble, où la population italienne est très représentée, si on commence à soupçonner tout le monde, plus aucun Grenoblois ne dira bonjour à une autre grenoblois". Et il ajoute en souriant : "Il faudra aussi prendre des mesures de soutien pour les pizzerias des quais de l'Isère !" 

"Il y aura des cas en Isère, ça c'est certain, venant d'Italie ou d'ailleurs. Il y aura peut-être des cas graves, mais est-ce que cela veut dire que Grenoble ou l'humanité en danger, non !"

A propos des recommandations émises par le Ministère de la santé ,  notamment l'interdiction de scolariser des enfants qui reviennent des régions touchées par le coronavirus en Italie, Jean-Paul Stahl précise : "Prendre des mesures, ça ne veut pas dire qu'on est inquiet. Cela veut dire qu'on fait de la prévention. La prévention ne veut pas dire qu'on est morts demain, au contraire, c'est ce que l'on veut éviter". 

L'hôpital de Grenoble est prêt comme tous les hôpitaux et depuis plusieurs années. Il y a déjà eu des patients hospitalisés parce qu'ils ont été en contact avec une personne contaminée par le coronavirus aux Contamines-Montjoie en Haute-Savoie. 

"Il y aura des cas en Isère, ça c'est certain, venant d'Italie ou d'ailleurs__. Il y aura peut-être des cas graves, mais est-ce que cela veut dire que Grenoble ou l'humanité en danger, non !", répète encore et encore Jean-Paul Stahl en rappelant que la mortalité du coronavirus est très faible, 1 % environ.

- © Visactu

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