Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus

Coronavirus : l'hôpital de Lunéville sans laboratoire d'analyses en pleine épidémie

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Sud Lorraine

Alors que des négociations pour la prolongation du contrat entre l'hôpital de Lunéville et le laboratoire Biomer étaient en cours, la société privée a décidé de stopper sa collaboration et de récupérer son matériel, en pleine épidémie. Biomer rejette la faute sur l'hôpital.

L'hôpital de Lunéville
L'hôpital de Lunéville © Maxppp - Frédéric Mercenier

Le centre hospitalier de Lunéville privé de laboratoire de biologie du jour au lendemain, en pleine crise sanitaire avec l’épidémie de coronavirus. Les négociations étaient en cours entre l’hôpital et le laboratoire Saint-Rémy du groupe Biomer qui travaillait avec l’établissement lunévillois. Négociations autour de la poursuite du contrat. Mais depuis ce 1er avril, le laboratoire n'assure plus le traitement des analyses de l’hôpital, qui a dû trouver une solution en urgence.

Le CHRU de Nancy appelé à la rescousse

Le laboratoire a même récupéré dans les locaux de l’hôpital une machine, qui lui appartenait, cruciale en cette période d’épidémie de Covid-19, celle qui permet de connaitre la quantité d’oxygène dans le sang des patients. Rapidement, l’hôpital de Lunéville a contacté le CHRU de Nancy qui a repris en urgence ses activités de biologie. Une machine a été envoyée à Lunéville, le personnel a reçu une formation, des navettes ont été mises en place 24h sur 24 pour acheminer les prélèvements à Nancy. Avant la mise en place de ce service, il y a eu une rupture pendant quelques heures d’où la colère de Sandrine Sonrel, secrétaire général de la CGT à l’hôpital de Lunéville : 

"Le laboratoire Biomer nous a complètement planté du jour au lendemain, en période de crise sanitaire. Je suis avant tout infirmière, je trouve ça inacceptable. Je suis très en colère, pour moi, c'est une attitude criminelle."

Sandrine Sonrel demande qu’une suite judiciaire soit donnée à cette affaire.

Un problème de contrat selon le laboratoire

De son côté, le laboratoire Biomer rejette la faute sur l'hôpital. Selon la direction de la communication du laboratoire, le contrat s'achevait ce 31 mars et il n'y aurait pas eu d'appels d'offres. "On ne pouvait pas travailler hors-contrat", se défend le laboratoire qui dit avoir envoyé ces machines dans d'autres villes.

Dans un communiqué, l’hôpital de Lunéville ne juge pas utile d’entrer dans la polémique. "Des calendriers de marché et d'avenants sont organisés et un dialogue permanent garantit le service", selon la direction du CHL, qui assure que des négociations ont eu lieu jusqu'aux derniers jours sans parvenir à trouver de position commune.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu