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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus en Nouvelle-Aquitaine : "Il se passe quelque chose" confirment l'ARS et Santé Publique France

Après les propos du porte-parole du gouvernement Gabriel Attal ce mercredi sur des "signaux d'alerte" en Nouvelle-Aquitaine, l'ARS et Santé Publique France précisent qu'il "se passe quelque chose", car les taux d'incidences ne diminuent pas aussi vite que dans d'autres régions.

On a beaucoup dépisté dans les Pyrénées-Atlantiques chez les 10-19 ans (photo d'illustration).
On a beaucoup dépisté dans les Pyrénées-Atlantiques chez les 10-19 ans (photo d'illustration). © Radio France - Lucie Thuillet

"Il se passe quelque chose", confirme Benoît Elleboode, le directeur de l'ARS de Nouvelle-Aquitaine. La région fait face à un taux d'incidence de 71 nouveaux cas pour 100.000 habitants (en dessous de la moyenne nationale). "Il ne baisse que de 7% par rapport à la semaine précédente, ce que l’on considère comme une stabilisation. [...] Dans les autres régions, on constate des baisses plus importantes", précise-t-il. Le patron de l'ARS ajoute : "Comme l'a dit Gabriel Attal, c'est la dynamique qui nous inquiète". Un peu plus tôt dans la journée, ce mercredi, le porte-parole du gouvernement, parlait de "signaux d'alerte" en Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. 

"Tout cela était prévisible et prévu"

Benoît Elleboode voit deux explications à la situation : l'impact du déconfinement, et une immunité moindre dans la région. "Comme nous avons été moins touchés jusqu'ici, la population jeune (moins de 50 ans) est moins immunisée." "Tout cela était prévisible et prévu", ajoute-t-il.

"Des chiffres stabilisés"

Alors que Gabriel Attal, annonçait une augmentation de 80% du taux d'incidence (le nombre de nouveaux cas pour 100.000 habitants) dans les Pyrénées-Atlantiques, l'ARS tempère : "Il y a une hausse dans les Pyrénées-Atlantiques qui ont un taux actuel de 110 (+36%), la Charente-Maritime (44,7) et le Lot-et-Garonne (69,3). Dans les autres départements, on a des taux d’incidence qui baissent." "Nous, ce sont les chiffres stabilisés que l'on suit, de semaine en semaine", précise encore Benoît Elleboode, pour expliquer la dissonance avec les annonces du porte-parole du gouvernement.

Le patron de l'Agence Régionale de Santé en Nouvelle-Aquitaine est également revenu sur le taux d'occupation des lits de réanimation dans les hôpitaux, qui lui, baisse : il est de 17,7% aujourd'hui, contre 20% la semaine précédente (retrouvez les chiffres mis en perspective dans l'infographie en fin d'article). "Aujourd’hui le système de santé supporte des taux d’incidence à 110 ou au-dessus", estime-t-il. 

Gabriel Attal a parlé ce mercredi d'un taux de reproduction, le R effectif, supérieur à 1 dans la région. Ce chiffre correspond au nombre de personnes contaminées par une personne malade. Laurent Filleul, épidémiologiste à Santé Publique France en Nouvelle-Aquitaine explique que le dernier produit est effectivement de 1,03, mais que "l’intervalle de confiance ne permet pas de le confirmer". 

Des clusters et plus de tests dans les Pyrénées-Atlantiques 

Comment expliquer la hausse du taux d'incidence dans les Pyrénées-Atlantiques ? "On s’aperçoit que le taux d’incidence est très élevé chez les jeunes. Il y a des clusters dans les écoles", pour l'épidémiologiste. 19 clusters sont en cours, pour les deux tiers dans des structures scolaires, mais les contaminations se font majoritairement dans un cercle familial et amical, assure l'ARS.

On a donc beaucoup testé dans le département, suite aux clusters. Le taux de dépistage dans les Pyrénées-Atlantique s'élève pour la semaine dernière à 3500 pour 100.000 habitants, contre 3000 au niveau national. "Si on se focalise sur les 10-19 ans, le taux de dépistage monte à 7000 pour 100.000 habitants" selon Laurent Filleul. 

La situation est-elle particulièrement inquiétante au Pays basque ? "Il y a des augmentations dans le Pays basque intérieur, mais ce sont des gens qui bougent. On ne peut pas cibler un territoire plutôt qu’un autre. Les gens vont, avec l’ouverture des bars, sur la côte, et peuvent s’y contaminer, puis revenir chez eux", poursuit Laurent Filleul.

De plus en plus de variants de variants

La situation ne semble pas expliquée non plus par une augmentation de variant indien dans la région. Il y a certes plusieurs cas au sein d'une même famille dans les Landes dont on a appris l'existence ce mercredi mais "pour l’instant, dans les Landes, il n’y a pas de chaîne de transmission identifiée" souligne l'épidémiologiste.

Le responsable de Santé Publique France en Nouvelle-Aquitaine insiste sur le fait qu'on "a de plus en plus de variants de variants" et qu'il sont difficiles à repérer. "Jusqu’à aujourd’hui, on faisait des criblages" des tests positifs. Un test relativement simple à effectuer. "Aujourd'hui, on passe au séquençage, via le centre national de référence. On n'a pas de test de routine qui nous permette de le faire au niveau de ces nouveaux variants indiens et variants de variants indiens." Aujourd'hui, 80% des tests criblés ressortent positifs au variant anglais en Nouvelle-Aquitaine, mais il peut y avoir des confusions avec le variant indien, précise Laurent Filleul.

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