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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus en Nouvelle-Aquitaine : il y a 33 clusters toujours actifs dans la région

Le directeur général de l'Agence Régionale de Santé de Nouvelle-Aquitaine, Michel Laforcade, annonce ce lundi 33 clusters toujours actifs en Nouvelle-Aquitaine. Une campagne de tests est menée à l'Ecole Nationale de Sous-Officiers de St-Maixent (Deux-Sèvres) où deux instructeurs sont atteints.

Il y a eu 119 clusters détectés en Nouvelle-Aquitaine depuis le début de l'épidémie.
Il y a eu 119 clusters détectés en Nouvelle-Aquitaine depuis le début de l'épidémie. © Maxppp - Fabien Cottereau

Il y a "33 clusters toujours actifs" en Nouvelle-Aquitaine, annonce ce lundi Michel Laforcade, le directeur de l'Agence Régionale de Santé. Qu'est-ce qu'un cluster ? Il s'agit, au sens de l'ARS de "trois personnes dépistées positivement qui se trouvent dans une communauté de lieu, de vie ou professionnelle." L'ARS annonce également qu'il y a eu 119 clusters dans la région depuis le début de la crise. 86 sont clos.

Parmi ces 33 clusters : 

  • 19 sont apparus dans des Ehpad et résidences autonomies
  • sept sont apparus dans des établissements de santé. 
  • sept dans d'autres structures : un centre d’accueil pour demandeur d’asile, un collège de Chauvigny (Vienne), une société d’ambulance depuis ce week-end...

Dépistage massif à l'Ecole Nationale des Sous-Officiers de St-Maixent

Un cluster est en train de naître dans les Deux-Sèvres à l'Ecole Nationale des Sous-Officiers d’Active de St-Maixent. Le premier cas a été détecté le 18 mai. 44 personnes contacts ont ensuite été identifiées. Deux instructeurs ont été testés positifs et ont donc pu croiser la totalité des 300 élèves qui étaient là jusqu’au 13 mai. 

Une décision de dépistage totale de l’école a été prise : 1.800 militaires et civils qui y travaillent vont être testés, c'est à dire 500 personnes par jour. Les derniers résultats sont attendus ce vendredi. 

A l'hôpital d’Agen, une soixantaine d’agents feront l’objet à partir de ce mardi après-midi d’un dépistage, après la découverte d'un cas de Covid-19 chez un patient qui est entré aux urgences pour "autre chose".

D'autres dépistages massifs

Des actions de dépistage massifs seront également menées dans des Ehpad de la Creuse, des Landes, au centre hospitalier de Périgueux dans un hôpital de Gironde, et au sein du Groupe hospitalier et médico-social du Haut Val de Sèvre et du Mellois de St-Maixent, et d'une résidence autonomie dans la Vienne. Michel Laforcade parle aussi d'une "action massive et systématique dans les 37 ou 38 abattoirs de la région au vu des risques".

Dans la région, 1.000 à 2.000 tests sont réalisés par jour, estime encore l'ARS. On est parfois montés jusqu'à 3.000 tests, vendredi dernier par exemple. Avec une capacité maximum de 11.000 par jour, la région dispose encore d'une marge importante. 

30 patients zéro par jour

Depuis le déconfinement, la mise en place d'un nouveau protocole de dépistage, et la montée en puissance des tests PCR (réalisés à l'aide d'un écouvillon inséré dans le nez), prescrits par les médecins traitants (remboursés à 100%), l'Assurance maladie a constaté, au niveau régional, 342 patients zéro et 1655 cas contacts en plus de 10 jours.

C'est, avec à peu près 30 patients zéro par jour "très en dessous des prévisions faites au départ", précise Philippe Claussin, directeur de la CPAM de la Gironde, coordinateur au niveau régional, qui appelle toutefois à la prudence : "On a une efficacité relative, on peut penser que certains malades ne se déclarent pas. On peut penser que tous les cas de patients zéro ne sont pas répertoriés. On peut aussi penser, plus positivement, que le virus circule de moins en moins. Mais c’est un virus qu’on ne connaît pas. Il faut garder une grande prudence."

Un taux de positivité inférieur à 1%

Comment expliquer que le taux de positivité soit bien inférieur à 1% en Nouvelle-Aquitaine ? "On ratisse très large, notamment quand on fait des dépistages massifs", estime Michel Laforcade. "On est dans une région dans laquelle le virus circule moins que dans d’autres."

Faut-il se méfier des faux négatifs ? "L’apparition de la réponse immunitaire est un peu compliquée car [NDLR : chez une personne infectée] il y a un creux de quatre à cinq jours entre le moment où un résultat d’un test RT-PCR est positif et l’apparition des immunoglobulines" , la réponse immunitaire que l'on peut détecter par un test sanguin, reconnaît le Docteur Daniel Habold, directeur de la santé publique à l’ARS de Nouvelle-Aquitaine. "On apprend à faire le combo", test virologique et test sérologique explique-t-il.

Neuf personnes aidées par la préfecture

Une fois testée positive, une personne atteinte du Covid-19 est appelée à s'isoler. Et s'isoler pour ne pas contaminer une personne fragile avec qui l'on vit, ou être confiné seul chez soi, peut poser problème. Deux personnes sont actuellement aidées par des Cellules Territoriales d'Accès à l'Isolement (CTAI) : une est hébergée en Gironde, une autre dans la Vienne. Sept personnes sont aidées à domicile (portage de médicaments, de courses...). Des CTAI ont été montées dans tous les départements néo-aquitains par les préfectures. 

Un numéro dédié destinés aux malades qui ont besoin d'une aide pour s'isoler est mis en place, accessible sept jours sur sept. Il n'est pas publique, mais est communiqué à la personne malade via ses interlocuteurs (médecin, CPAM...). NB : après décision du Conseil d'Etat et du Conseil Constitutionnel, les noms et coordonnées des personnes malade ne sont pas communiquées directement aux préfectures. L'Assurance Maladie tient également à noter que ses agents sont soumis au secret médical. 

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