Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus en Nouvelle-Aquitaine : "On reste l’une des régions les moins impactées”

Alors que l’année 2020 expire dans quelques heures, Sophie Larrieu, épidémiologiste à Santé Publique France en Nouvelle-Aquitaine, commente ce jeudi pour France Bleu les derniers indicateurs de suivi de l’épidémie de Sars-CoV-2 dans la région. Le taux d'incidence moyen dans la région est de 70.

Le taux d'incidence s'établit à 70 nouveaux cas pour 100.000 habitants en moyenne sur la région la semaine dernière.
Le taux d'incidence s'établit à 70 nouveaux cas pour 100.000 habitants en moyenne sur la région la semaine dernière. © Maxppp - Stéphanie Para

“On reste l’une des régions les moins impactées, encore, heureusement”, rassure immédiatement Sophie Larrieu, épidémiologiste à Santé Publique France en Nouvelle-Aquitaine, rappelant les augmentations très fortes du taux d’incidence, le nombre de nouveaux cas pour 100.000, dans certaines régions françaises. Pour mémoire, le taux d'incidence atteint plus de 200 en Bourgogne-Rhone-Alpes, plus de 190 en Paca. A contrario, seules deux régions de France métropolitaine affichent des taux plus bas qu'en Nouvelle-Aquitaine : la Corse et la Bretagne.

“Chez nous, il y a une légère tendance à la baisse dans l’ensemble des départements de Nouvelle-Aquitaine, mais une circulation qui reste quand même active dans tous les départements.” La moyenne pour la région s’établit à 70 nouveaux cas pour 100.000 habitants la semaine précédent le 27 décembre, soit toujours 20 points de plus que le seuil d'alerte (voir les chiffres en détail pour chaque département dans l’infographie en fin d’article). 

Certains taux d'incidence remontent

Seule la Charente-Maritime fait exception, avec une remontée du taux d’incidence la semaine dernière. Il passe de 31 nouveau cas au 21 décembre (sur les 7 jours précédents) à 47 (au 27 décembre). Un taux qui ”reste faible”, rappelle Sophie Larrieu. La Charente-Maritime a même été un temps le département de France où le virus circulait le moins. 

Attention cependant, une augmentation du taux d’incidence chez les 65 ans et plus est observée dans les départements des Charente, Charente-Maritime, Corrèze et Creuse en semaine 52 (celle du 21 au 27 décembre). Il ne faut "pas baisser la garde, pour ne pas voir les chiffres remonter au cours du mois de janvier", précise Sophie Larrieu. 

Une situation "stable"

Après une baisse drastique durant le mois de novembre, “la situation est stable, ça a arrêté de diminuer depuis quelques semaines. On espérait arriver à un niveau plus bas que celui qu’on a atteint”, confie l’épidémiologiste. Ce n’est pas un “effet fêtes”, rappelle-t-elle. Un rebond de l’épidémie dû aux rassemblements de fin d’année ne se manifesterait pas avant mi-janvier.

Pourquoi les indicateurs stagnent-ils ?

Alors pourquoi ? Qu’est-ce qui a joué ? Sophie Larrieu n’est pas catégorique, mais voit plutôt une conjonction possible de plusieurs facteurs. Le premier serait un relâchement dans les comportements : “On est arrivés à un niveau assez bas, ce qui fait que peut être une partie de la population s’est un petit peu relâchée, ce qui est tout à fait compréhensible.” 

L’épidémiologiste évoque aussi d’autres facteurs, comme des facteurs climatiques. “On a des virus qui sont très saisonniers”, reprend-elle. “La grippe, par exemple, circule très fortement à certains mois de l’année. Peut être que le mois de décembre-janvier est très favorable au SarS-CoV-2 et que c’est son comportement naturel d’avoir des taux plus élevés à ce moment-là. Si c’est cela, on aura beau faire tous les efforts du monde, tant qu’on aura pas un vaccin très fortement déployé, on n’arrivera pas à atteindre un niveau de circulation très bas.”

Les chiffres du coronavirus en infographie

Choix de la station

À venir dansDanssecondess