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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : en plein confinement, les maternités doivent s'adapter, les futures mères aussi

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Par , France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu

Suppression de consultations, interdiction pour le deuxième parent de se rendre à la maternité s'il a des symptômes, retour anticipé à la maison, face au Covid-19, les maternités de Drôme et d'Ardèche doivent s'adapter. Une situation angoissante pour de nombreuses femmes enceintes.

Maternité - photo d'illustration
Maternité - photo d'illustration © Maxppp - Philippe NEU

Accoucher en plein confinement, de nombreuses femmes n'avaient pas imaginé un tel scénario. Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, les maternités adaptent leurs services pour éviter la propagation du coronavirus, à commencer par les séances de préparation à l'accouchement. A Valence, Montélimar ou encore Aubenas, elles ont toutes été supprimées, sauf pour les grossesses à risque. "Les séances collectives se font sur Skype. Dans ces conditions, c'est difficile d'apprendre à bien respirer et à se positionner correctement pour l'accouchement, explique Charlotte, qui attend son premier enfant. J'ai peur d'arriver stressée à la maternité, et que l'accouchement soit plus compliqué."

Le suivi individuel est assuré par les sages-femmes à distance, en visio-conférence. "Je ne suis pas du tout habituée aux téléconsultations, glisse Karine, sage-femme au service mère-enfant de l'hôpital de Valence. J'examine la patiente à travers la caméra, alors forcément c'est une consultation partielle. On s'appuie sur les sages-femmes libérales pour qu'elles complètent notre suivi". Karine le reconnaît, cette situation est très stressante pour les futures mères "qui perdent leurs repères", mais la priorité est d'assurer la sécurité sanitaire dans les maternités. 

Un circuit spécial pour les femmes contaminées ou suspectes 

Au sein des maternités, tout est fait pour éviter la propagation du virus. A Valence, le service mère-enfant a été séparé en deux. Une partie est réservée aux femmes "saines", qui n'ont pas de symptômes de Covid-19, l'autre est destinée aux parturientes contaminées ou suspectes. Les soignants veulent à tout prix éviter de mélanger ces deux publics. Dès leur arrivée aux urgences de l'hôpital, les femmes et leur accompagnant sont "triés" pour être dirigés vers le circuit "Covid" ou "standard". 

Le deuxième parent tenu à l'écart 

Plusieurs maternités font le choix de limiter au maximum la présence du deuxième parent. "Les pères sains ont le droit d'assister à l'accouchement, mais après la naissance, ils doivent partir", explique Karine, sage-femme à Valence. Même règle à la maternité de Montélimar. En ce qui concerne les accompagnants qui présentent des symptômes de Covid-19, ils doivent rester chez eux. 

Justine doit accoucher à Valence dans un mois, elle redoute l'absence de son conjoint. "S'il n'est pas présent, ce sera catastrophique. Me retrouver toute seule, je ne m'en sens pas capable. Si le papa est infecté, je le suis sûrement aussi, donc je ne comprends pas pourquoi on ne pourrait pas rester ensemble", déplore-t-elle. 

Après l'accouchement, l'isolement

Se pose aussi la question de l'après accouchement. Pour que les femmes restent le moins longtemps possible à l'hôpital, les maternités favorisent les sorties précoces."Pour les accouchements physiologiques, et après accord pris auprès du gynécologue, de la sage-femme et du pédiatre, une sortie à partir de 48h du post-partum est possible", explique la maternité de l'hôpital de Montélimar. Les femmes se retrouvent donc plus rapidement chez elles, confinées avec leur partenaire et le nouveau-né. "Je n'aurai pas le droit aux visites chez moi après l'accouchement, raconte Justine, qui devra aussi s'occuper de ses deux autres enfants. Se retrouver seuls, c'est très stressant, ça va être dur. Mais je préfère que personne ne voie ma fille et qu'elle reste en bonne santé." 

Une note positive dans cette période stressante : la solidarité s'organise. Un exemple parmi d'autres, le Collectif interassociatif autour de la naissance a mis en place une plateforme téléphonique pour accompagner les jeunes parents qui accueillent leur enfant dans ces conditions particulières. A l’autre bout du fil, des auxiliaires de puériculture répondent gratuitement à leurs questions.

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