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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : en quatre mois, le nombre de recherches en lien avec la santé mentale a doublé sur Doctolib

INFO FRANCE BLEU - Entre octobre 2020 et janvier 2021, le nombre de recherches de psychologues ou psychiatres a doublé sur Doctolib. Une conséquence de la crise sanitaire et économique pour les professionnels, qui redoutent des dégâts à long terme.

En quatre mois, le nombre de recherches en lien avec la santé mentale a doublé sur Doctolib.
En quatre mois, le nombre de recherches en lien avec la santé mentale a doublé sur Doctolib. © Maxppp - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/Lionel VADAM

Psychologues et psychiatres alertent depuis plusieurs mois. Anxieux, déprimés, épuisés, de plus en plus de Français se tournent vers des professionnels. D'après les chiffres communiqués ce jeudi à France Bleu par Doctolib, le nombre de recherches effectuées par les patients en lien avec santé mentale a ainsi doublé entre octobre 2020 et janvier 2021, passant de 120.000 à 255.000 pour les psychologues et de 105.000 à 223.000 pour les psychiatres.

Depuis octobre 2020, les psychologues de la plateforme de prise de rendez-vous en ligne ont vu leur activité croître de 27%, et les psychiatres de 19%. 75% des psychologues expliquent avoir constaté une augmentation de leur charge de travail ces derniers mois, essentiellement liée à l’arrivée de nouveaux patients. 

Nouveaux patients

Des chiffres qui ne surprennent pas Caroline Delannoy, psychologue dans le 16e arrondissement de Paris. "Nous recevons beaucoup de nouveaux patients depuis octobre dernier en raison du contexte actuel, de la crise sanitaire" confirme-t-elle.

Un an après le premier confinement, et alors que de nouvelles restrictions entrent en vigueur samedi dans tout le pays, la santé mentale des Français est en effet devenue une donnée centrale de la crise sanitaire. 

Selon une enquête OpinionWay publiée le 23 mars, le taux de dépressions, y compris sévères, parmi les salariés a explosé depuis mars 2020. Les hospitalisations des moins de 15 ans pour motif psychiatrique sont "en hausse de 80%" a indiqué le 22 mars sur France Inter Angèle Consoli, pédopsychiatre à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpétrière et membre du Conseil scientifique, et la détresse des étudiants, privés d'université et de vie sociale, a poussé le gouvernement à lancer une plateforme nationale d'accompagnement psychologique dédiée en partenariat avec la Fédération Française des Psychologues et de Psychologie.  

Remboursements facilités

Pour Serge Hefez, psychiatre à la Pitié-Salpêtrière à Paris interrogé par l'AFP, "on est dans une sorte de burn-out généralisé". Épuisée par les "injonctions contradictoires permanentes", le manque de lien social et les conséquences de la crise économique, la population a atteint son seuil de tolérance aux mesures de restriction selon lui.

Mais si les patients sont plus nombreux à pousser la porte des cabinets de psys, c'est aussi parce qu'ils y sont encouragés selon Caroline Delannoy. "La déstigmatisation de la santé mentale", le fait qu'on dédramatise le recours aux psys aide certains de franchir le pas et "les mutuelles se mobilisent plus pour rembourser les frais de consultation, idem pour les entreprises qui se préoccupent davantage de la santé mentale de leurs collaborateurs en finançant des programmes".

La Fédération française de l'assurance (FFA) a par exemple annoncé le 23 mars la mise en place d'un remboursement de quatre consultations psychologiques jusqu'à la fin de l'année, dans la limite de 60 euros par séance. "Une action de prévention", a expliqué sur franceinfo Thierry Beaudet, président de la Mutualité française, qui représente 518 mutuelles en France. 

Autant d'initiatives qui "ancrent dans les esprits que consulter un psy est important, que ce n'est pas 'du luxe', c'est essentiel notamment pour les parents alors que les jeunes souffrent beaucoup de cette crise", juge Caroline Delannoy. 

Cependant, près de 4 millions de créneaux de consultations restent vacants chaque année relève Doctolib qui estime que 800.000 patients supplémentaires pourraient être pris en charge.

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