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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : en quoi consiste l’essai clinique qui commence en Europe avec plus de 3.000 patients ?

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Par , France Bleu, France Bleu Alsace

Un essai clinique européen destiné à évaluer quatre traitements expérimentaux contre le coronavirus a démarré dimanche dans au moins sept pays. Une étude clinique chapeautée par l’Inserm. Cet essai inclura 3.200 patients dont au moins 800 patients français atteints de formes sévères du COVID-19.

Un chercheur de l'Inserm à Nice
Un chercheur de l'Inserm à Nice © AFP

Un essai clinique, baptisé Discovery et coordonné par l’Inserm a été lancé dimanche en France pour tester quatre traitements expérimentaux contre le COVID-19. Il s’agit d’un projet européen dont la partie française est financée par les ministères de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et de la Santé et des Solidarités (MSS).  

L’objectif est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de quatre stratégies thérapeutiques expérimentales qui pourraient avoir un effet contre le Covid-19 au regard des données scientifiques actuelles.  

Les quatre traitements testés à grande échelle seront le remdesivir, le lopinavir en combinaison avec le ritonavir, ce dernier traitement étant associé ou non à l’interféron bêta, et l’hyroxychloroquine.   

Selon l'Inserm, l'Institut français de la recherche médicale, au total, "3.200 patients européens" seront concernés. Parmi eux, "au moins 800 malades français hospitalisés pour une infection Covid-19 dans un service de médecine ou directement en réanimation".  

"La grande force de cet essai est son caractère "adaptatif". Cela signifie que très rapidement les traitements expérimentaux inefficaces pourront être abandonnés et remplacés par d’autres molécules qui émergeront de la recherche. Nous pourrons donc réagir en temps réel, en cohérence avec les données scientifiques les plus récentes, afin de mettre en évidence le meilleur traitement pour nos malades", explique Florence Ader infectiologue dans le service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de la Croix-Rousse au CHU de Lyon et chercheuse au Centre international de recherche en infectiologie CIRI (Inserm/CNRS /Université Claude Bernard Lyon 1).  

Cinq hôpitaux français concernés

"Un essai, ce sont des malades que l'on traite en milieu hospitalier sous stricte surveillance, et qui ont accès à ces molécules pour en tester l'efficacité sur le virus et sur leur évolution clinique", précise de son côté le Pr Salomon, directeur général de la Santé (DGS) en France.  

"Cinq hôpitaux français participeront à cet essai au départ (Paris – hôpital Bichat-AP-HP, Lille, Nantes, Strasbourg, Lyon) puis nous ouvrirons d’autres centres pour arriver au moins à une vingtaine d’établissements participants. Notre stratégie d’ouverture de centre suivra la réalité épidémiologique de l’épidémie avec une priorisation à l’ouverture de l’essai dans des hôpitaux sous forte pression" explique Florence Ader.  

Depuis l'apparition du nouveau coronavirus en Chine, le Pr Didier Raoult, directeur de l'IHU Méditerranée Infection à Marseille, estime pouvoir vaincre le nouveau coronavirus à l’aide de la chloroquine. Il a suscité des réserves chez de nombreux autres spécialistes.   

Un autre essai clinique international sera lancé "sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), baptisé "Solidarity", indique encore l'Inserm.

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