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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus et confinement : les gens du voyage ne peuvent plus voyager

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Par , France Bleu Occitanie

Le confinement rend la vie des gens du voyage plus complexe. Pour éviter la propagation du coronavirus, ils sont invités à ne plus se déplacer et à limiter les contacts entre eux. Les communautés d'Occitanie ont reçu ces consignes mais se sentent "oubliées".

Gens du voyage près de Toulouse (illustration)
Gens du voyage près de Toulouse (illustration) © Maxppp - REMY GABALDA

Le confinement est plus difficile à appliquer pour certains. Les gens du voyage ont reçu la consigne de ne plus se déplacer et le paiement des emplacements est reporté. Toulouse Métropole assure se déplacer "régulièrement" sur les camps pour prendre des nouvelles des communautés forcément plus vulnérables au Covid-19.

Plus aucun déplacement

Dans un communiqué, la Délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement, préconise l'interdiction de déplacement des gens du voyage. "Ils doivent rester confinés dans leur domicile (leur caravane) là où il est, et ils ne sont pas autorisés à en sortir que pour les motifs prévus au décret. Ils ne sont pas autorisés à changer d'aire de stationnement et doivent rester sur celle sur laquelle ils se trouvent".

Ainsi, les aires permanentes d'accueil restent évidemment ouvertes.

Paiements reportés

Le confinement a de lourdes répercussions économiques sur la communauté des gens du voyage. Ces voyageurs sont souvent présents sur les marchés qui pour bon nombre, ont fermé. Pour ne pas les pénaliser davantage, le paiement des emplacements (eau, électricité) doit être facilité ou reporté, les expulsions suspendues recommande la Dihal.

Les communes et métropoles concernées sont encouragées également à assurer l'enlèvement régulier des ordures ménagères, assurer "une astreinte technique téléphonique", écrit la Dihal et à "réaliser les interventions techniques urgentes (engorgements, risques électriques, etc.)".

Certains se sentent "oubliés"

Robert Loerch, aujourd'hui sédentarisé à Toulouse, continue à suivre de près la communauté des gens du voyage. Il a pris connaissance de ces préconisations mais assure que les gens du voyage sont "les grand oubliés de la crise".

" Personne n'est venu nous voir, on est rejetés par la société " - Robert Loerch

Sur les aires d'accueil, les caravanes ont été espacées autant que possible mais les sanitaires restent partagés par un grand nombre de personnes. Dans l'agglomération toulousaine Robert Loerch regrette que : "personne ne soit venu nous voir, personne pour nous expliquer les consignes, les gestes barrières". Il déplore que, dans ce contexte épidémique, même les voyageurs souffrants de différentes pathologies "sont hospitalisés deux jours puis renvoyés sur les camps".

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