Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus et fermeture des commerces dans l'Yonne : "on est tous abasourdis et tristes"

-
Par , France Bleu Auxerre

La décision de fermer tous les commerces "non essentiels" était redoutée par les commerçants de l'Yonne. Elle est souvent vécue de façon brutale, en particulier par les restaurateurs qui doivent gérer leurs stocks de nourriture.

Les restaurants ont fermé à minuit
Les restaurants ont fermé à minuit © Maxppp - Jean-François Frey

"Eviter un gâchis alimentaire" - Dimitri Quillin, patron de l'Espacio Piscina à Auxerre

Dimitri Quillin, patron du restaurant l'Espacio Piscina à Auxerre : "Je m'attendais à cette décision, vu que les commerces avaient fermé en Belgique la veille, mais je pensais qu'on allait pouvoir tenir encore une petite semaine. Le problème, ce sont les stocks de nourriture : je suis un peu déçu du gouvernement, l'annonce aurait pu intervenir lors de l'allocution du président de la République, jeudi, en nous disant "tous les restaurants doivent fermer dans 48 heures, gérez vos stocks". Ce matin, _nous sommes tous sur le pied de guerre à l'Espacio Piscinia pour vider les frigos, nettoyer, partager, et surtout éviter ce gâchis alimentaire_. Les employés sont aussi abasourdis et tristes que nous. On va devoir tous mettre les bouchées doubles pour la reprise d'ici quelques semaines, et rattraper le retard qu'on va prendre."

"J'ai pris ça comme un deuil" - Alain Renaudin, de l'auberge des Tilleuls à Vincelottes

Alain Renaudin, de l'auberge des Tilleuls à Vincelottes : "Je suis compréhensif, même si ça a été très brutal. Je pense qu'on aurait pu donner la possibilité à tous les restaurateurs, notamment ceux qui sont en ville car ils ont plus d'activité, de finir la semaine pour finir les stocks. Nous, on va partager la chambre froide avec toute l'équipe, chacun va repartir avec son petit panier. _J'ai pris ça comme un deuil, on a l'équipe sur le carreau_. J'ai ouvert ce dimanche matin, simplement pour informer mes clients, mais mon bar est resté fermé. Le mot hôtel n'ayant été prononcé nulle part, je me demande si je peux encore recevoir du monde".

"Le téléphone devient tout rouge, avec 400 messages en 10 secondes" - David Le Corre, du restaurant le Paris-Nice à Joigny

David Le Corre, propriétaire du restaurant Paris-Nice à Joigny : "Vous m'avez appris la nouvelle. Nous, on était en train de faire à manger pour nos clients, on était concontrés, on n'a pas la télé. Et puis d'un seul coup, le téléphone devient tout rouge, et vous avez 400 messages en 10 secondes ! Et là, vous apprenez qu'il faut fermer quasiment tout de suite, à minuit. C'est violent. On est comme tout le monde, on sait que c'est arrivé dans des pays voisins, on sait que ça peut arriver mais on n'y est pas préparés. Moi, je parle au nom des artisans, de ceux qui sont à leur compte : je comprends qu'on ferme car il y a un virus, mais que l'on n'ait rien anticipé, c'est très compliqué ! Mes employés me demandent comment ils vont être payés à la fin du mois, je ne sais pas leur répondre"

"Il n'y avait plus personne au cinéma samedi" - Thomas Le Coquil, directeur du cinéma CGR d'Auxerre

Thomas Le Coquil, directeur du cinéma CGR d'Auxerre : "On s'y attendait plus ou moins. Ce qui nous a un peu choqués, c'est la manière et la rapidité, parce qu'il a fallu qu'on ferme le cinéma en 2 heures, ça a été un peu compliqué. On a réussi à avancer les séances de 22 heures pour que tout soit terminé pour minuit.  Il y avait déjà une très forte baisse de la fréquentation depuis les vacances de février. Et cette semaine, nous étions à -60% d'entrées. Hier (samedi), il n'y avait personne au cinéma même si le cinéma était ouvert".

"Réfléchir à la continuité de l'activité, même avec la fermeture au public" - Gérard Courtois, patron de la librairie Obliques à Auxerre

Gérard Courtois, patron de la librairie "Obliques" à Auxerre : "On ferme la boutique mais il y a plein de choses à mettre en place. Pour les salariés d'abord, car beaucoup vont se retrouver à ne rien faire. Pour nous ensuite, il faut qu'on se demande comment organiser la suite. Quelle continuité du service ? Le livre est quelque chose de très important en cette période où beaucoup de gens vont être confinés. On va réfléchir à des livraisons, abaisser les frais de ports pour les commandes sur notre site internet, on va aussi animer et parler des livres sur internet".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess