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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : feu vert de la Haute autorité de Santé pour l'utilisation des tests salivaires

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Par , France Bleu

La Haute autorité de Santé a donné son accord ce vendredi soir pour l'utilisation des tests salivaires de dépistage du coronavirus. Mais ces tests ne pourront être utilisés que chez les personnes présentant des symptômes.

La Haute autorité de Santé donne son feu vert à l'utilisation de tests salivaires de dépistage du coronavirus.
La Haute autorité de Santé donne son feu vert à l'utilisation de tests salivaires de dépistage du coronavirus. © AFP - Sylvain THOMAS / AFP

Dans un avis rendu ce vendredi, la Haute autorité de Santé estime que les tests salivaires peuvent être utilisés dans le cadre du dépistage du coronavirus. Mais uniquement chez des personnes présentant des symptômes de la maladie. En effet, l'instance ne les recommande pas sur les personnes sans symptômes, chez qui "on raterait plus de 75%" des infections en raison de performances insuffisantes, a indiqué Dominique Le Guludec, la présidente du Collège de la Haute Autorité de Santé.

Ces tests permettent de déceler la présence du matériel génétique du coronavirus à partir d'un simple prélèvement de salive. Cet avis a été rendu "à partir de l’analyse des études disponibles, et notamment des résultats préliminaires de l’étude COVISAL (Guyane), qui a bénéficié d’un forfait innovation et démarré en août", a souligné l'instance.

Uniquement pour des personnes présentant des symptômes

La Haute autorité de Santé a précisé qu'elle était favorable à l'utilisation et au remboursement de ces tests chez les patients symptomatiques. Il faut notamment que les signes soient apparus depuis moins de sept jours, que le malade ne soit pas hospitalisé. "On conseille de réserver (les tests salivaires) en priorité à ceux pour qui le test dans le nez est difficile", a également expliqué Dominique Le Guludec. Parmi elles, les enfants qui ont une rhinite, les personnes très âgées ou celles qui ont des troubles psychiques. 

Pour tous les autres cas, notamment asymptomatiques, "le prélèvement nasopharyngé reste le test de référence", a insisté la Haute autorité de Santé. Selon elle, "l’étude COVISAL a révélé de très faibles performances du test salivaire sur asymptomatiques : 3/4 n’étaient pas détectées". Le virus est en effet moins présent dans la salive que dans le nez. Ainsi, le test est moins fiable.

Un test "plus facile et moins désagréable"

L'instance a tout de même pointé les avantages de cette technique de dépistage : cela permet de faciliter les prélèvements, de réduire les risques de contamination du personnel soignant et de fournir des tests moins désagréables pour les patients, contrairement au test PCR qui nécessite d'introduire un long écouvillon dans le nez. Le test salivaire est en effet "complètement indolore".

Les pouvoirs publics espèrent que l'arrivée des tests salivaires permettra de réduire les délais des tests, actuellement trop long. Le test salivaire nécessite de "cracher dans un tube": il "peut être fait en médecine générale, on peut le faire chez soi, il suffit comme pour un test urinaire de l'apporter au laboratoire", selon la professeure.

Suite à cet avis, l'Assurance maladie va désormais se prononcer sur le remboursement

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