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Coronavirus : "Le maximum a été fait en terme de ressource hospitalière en Normandie"

Le docteur Fabien Tourrel, anesthésiste réanimateur à la clinique de l'Europe à Rouen était notre invité ce mardi. Il explique comment les structures hospitalières s'organisent pour faire face à la pandémie du coronavirus depuis plusieurs semaines, aussi bien dans le privé que dans le public.

Les Urgences réaménagées pour faire face au Coronavirus à la clinique de l'Europe à Rouen
Les Urgences réaménagées pour faire face au Coronavirus à la clinique de l'Europe à Rouen - Clinique de l'Europe

La clinique de l'Europe à Rouen ne disposait pas de service de réanimation. En quelques jours, elle a mis en place des lits afin de participer au dispositif pour faire face à l'épidémie de Coronavirus dans notre région. "Cela demande un matériel important, détaille le docteur Fabien Tourrel, anesthésiste réanimateur à la clinique de l'Europe à Rouen. Il faut un respirateur dans ces chambres-là pour éventuellement passer en assistance respiratoire les patients qui s'y trouvent."

"On a besoin également d'appareils de surveillances visibles depuis la salle de surveillance infirmière. On a besoin également de personnel en plus grand nombre que dans des chambres habituelles puisque les patients nécessitent des soins et une surveillance rapprochée. Ce sont des chambres assez lourdes en terme de matériel et de personnel", explique-t-il.

En tant qu'anesthésiste-réanimateur dans le privé, Fabien Tourrel vit cette crise sanitaire en étant associé étroitement avec les services de l'hôpital public : "Depuis le départ on s'est mis à disposition avec la direction de la clinique de ce que nous demandait de faire l'ARS. On est en communication quotidienne avec les équipes du CHU. Le  but du jeu pour nous est de délester au maximum le CHU de tous les actes urgents, chirurgicaux, non liés au coronavirus. Cela fait des tâches en moins à faire et eux peuvent se concentrer dans un premier temps aux patients Covid-19."

Le  but du jeu pour nous est de délester au maximum le CHU de tous les actes urgents, chirurgicaux, non liés au coronavirus.

"On a mis également en place 12 lits de réanimation dans la clinique. Ils sont ouverts depuis huit jours maintenant . Il a fallu faire descendre du matériel d'autres cliniques qui elles, se sont mises à l'arrêt sur le plan chirurgical comme la clinique Saint Antoine", poursuit-il.

Dans ce contexte, Fabien Tourrel estime de son point de vue que le maximum a été fait dans l'attente de cette vague de l'épidémie dans notre région.

Je pense qu'on ne pouvait pas mieux s'organiser que ce qui a été fait aujourd'hui. 

"Optimiste, c'est difficile de l’être complètement bien évidemment mais notre chance c'est qu'on a un petit peu de retard dans le déclenchement de l'épidémie par rapport à d'autres régions. Cela nous a laissé le temps de nous organiser et de nous concerter", assure-t-il.

Il se réjouit de la solidarité mise en oeuvre  : "Tout le monde a tiré dans le même sens, aussi bien dans le public que dans le privé. En tout cas, je pense qu'on ne pouvait pas mieux s'organiser que ce qui a été fait aujourd'hui."

"Maintenant évidemment il faut croiser les doigts, espérer qu'on pourra profiter des effets du confinement un peu plus que d'autres régions. En tout cas, le maximum a été fait en terme de ressource dans la région. Il n'y aura pas de regrets de ce côté-là."

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