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Coronavirus : "Il faut que les gens redescendent de leur paranoïa"

Un médecin d'Auray encourage ses patients à reprendre le cours de leur vie - avec des précautions - en plein déconfinement... Et surtout à retourner voir leur médecin, surtout s'ils ont des maladies chroniques.

Chez le médecin généraliste
Chez le médecin généraliste © Maxppp - Vincent Isore

"Nos patients sont revenus", se satisfait ce lundi matin sur France Bleu Eric Henry, vice-président de la communauté professionnelle territoriale de la santé du pays d'Auray. Une situation qui contraste avec ce qui s'est passé ces dernières semaines : _"_Au mois au mars, on n'a rien fait. Les gens avaient peur d'être contaminés et c'est toujours le cas, certains arrivent masqués et maintiennent une distance."

Il faut que les gens reviennent dans les cabinets

Mais ça devient compliqué : _"_Certains patients qui ont des pathologies lourdes ont attendu longtemps avant de venir nous voir. Ils ont perdu trois mois avant d'arriver chez nous pour être pris en charge."

Il faut dire que jusqu'au 31 mai, les ordonnances périmées peuvent encore donner lieu à la délivrance de médicaments : "Mais _il faut que les gens reviennent dans les cabinets_", estime le médecin, "car il faut suivre les pathologies chroniques. Pour les douleurs minimes, on peut maintenir en partie la téléconsultation."

Il faut que les gens redescendent de leur paranoïa et de leur angoisse 

Pour les autres, il est urgent de consulter : "Les pathologies chroniques peuvent s'aggraver. Des gens se sont cloîtrés complètement et n'arrivent plus à bouger. J'ai une patiente qui travaille dans un Ehpad et qui ne veut plus du tout aller y travailler. On a eu des femmes battues, des enfants battus. Il faut que les gens redescendent de leur paranoïa et de leur angoisse et qu'ils _revivent à nouveau normalement, avec un masque si besoin_".

On ne va pas pouvoir vivre toute la vie avec un masque et des charlottes

"A Auray, les gens font des efforts, surtout que nous étions un cluster et on a vu que l'épidémie a été maîtrisée chez nous. Mais les gens ont forcément envie de vivre et on n'a sans doute pas mis en place des choses qu'on aurait pu faire pour leur permettre de bouger. On ne va pas pouvoir vivre toute la vie avec un masque et des charlottes."

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