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Coronavirus : "Il ne faut pas croire que nous continuerons à être épargnés par des mesures", dit Pierre Hurmic

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Par , France Bleu Gironde

Jusqu'ici épargnée par la plupart des restrictions sanitaires, la Gironde pourrait être concernée par de nouvelles mesures dès ce mercredi soir. "La situation s'est terriblement dégradée", explique le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, invité de France Bleu Gironde.

Pierre Hurmic, maire de Bordeaux, était l'invité de France Bleu Gironde ce mercredi.
Pierre Hurmic, maire de Bordeaux, était l'invité de France Bleu Gironde ce mercredi. - Capture d'écran France 3

"Avec les beaux jours, on constate un relâchement", explique Pierre Hurmic, le maire de Bordeaux, invité de France Bleu Gironde mercredi 31 mars, alors que le président Emmanuel Macron doit prendre la parole dans la soirée, après un nouveau conseil de défense sanitaire. "Ce week-end, j'étais assez surpris de voir le nombre de personnes qui se rassemblent sans masques sur les quais. Notre rôle, c'est vraiment d'alerter les habitants sur leur responsabilité individuelle. En Gironde, nous étions jusqu'à présent relativement épargnés, mais je note que la situation s'est terriblement dégradée en quelques jours." Dans le département, le taux d'incidence est passé de 209 à 233 cas pour 100 000 habitants en seulement quatre jours. "Il ne faut pas penser que nous continuerons à être épargnés par des mesures contraignantes", selon le maire de Bordeaux.

Lors d'un conseil municipal mardi, l'opposition a reproché à Pierre Hurmic d'avoir contribué, en réclamant le décalage du couvre-feu, à un relâchement des gestes barrières. "Cette opposition me reproche tout", ironise le maire. "Si aujourd'hui je dis qu'il fait beau, ils vont me dire que finalement il ne fait pas très beau. Avec cette proposition, j'ai été traité d'irresponsable mais ce qui est amusant, c'est que le gouvernement lui-même a considéré cette demande comme recevable quelques jours plus tard, en retardant le couvre-feu à 19 heures. A ce moment-là, je n'ai pas entendu ceux qui m'incendiaient traiter le gouvernement d'irresponsable." Pour Pierre Hurmic, le couvre-feu à 18 heures était "beaucoup trop tôt, avec des effets contre-productifs comme une concentration de personnes entre 17 heures et 18 heures".

Un projet de mandature tourné vers la proximité

A l'occasion de ce conseil municipal, le maire de Bordeaux a également annoncé que le vaccinodrome géant verrait le jour dans le hall 1 du Parc des Expositions, aux alentours de la mi-avril. "L'Etat et les collectivités locales vont payer ce méga-centre de vaccination", détaille-t-il. "Il va y avoir un tour de table pour que chacun puisse contribuer à son succès. Il ne sera pas bordelais ni métropolitain, mais départemental voire régional. Ce sera une vaccination à grande échelle, avec l'objectif de 1 000 injections par jour." Mais Pierre Hurmic précise que ce nouveau centre de vaccination "ne remplacera en aucune façon les centres de proximité". "Il faut les deux", affirme-t-il. "On ne va pas envoyer tout le monde à Bordeaux-Lac, il faut conserver une proximité pour la vaccination".

Le maire de Bordeaux en a également profité pour présenter son projet de mandature jusqu'en 2026. Plusieurs conseillers municipaux d'opposition, dont l'ancien adjoint Fabien Robert, lui ont reproché de vouloir créer un "Bordeaux à deux vitesses", avec un manque d'attractivité. "C'est juste qu'on n'a pas la même vision de l'attractivité, nous sommes en train de la revisiter", affirme Pierre Hurmic. "Leur attractivité à eux a consisté à faire en sorte que Bordeaux devienne la troisième ville la plus embouteillée de France, à cause des prix des logements. Nous, on ne veut pas une attractivité pour les promoteurs immobiliers mais pour des Bordelais qui peuvent se loger et bénéficier de services de proximité. C'est pour ça que le budget de 534 millions d'euros est essentiellement axé vers la proximité. L'époque des dépenses somptuaires est révolue."

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