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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : "Je me considère comme un survivant" confie Raphaël Gérard, député LREM de Charente-Maritime

Raphaël Gérard, député LREM de Charente-Maritime, a eu le Covid-19. Hospitalisé début mars à Aurillac dans le Cantal, où il était en vacances, il a été placé douze jours en coma artificiel. A son réveil, il a appris qu’il avait failli mourir.

Raphaël Gérard, député LREM de Charente-Maritime a vaincu le covid 19 (photo d'archive)
Raphaël Gérard, député LREM de Charente-Maritime a vaincu le covid 19 (photo d'archive) © Maxppp - Vincent Isore/IP3

On sent encore une fragilité dans sa voix, Raphaël Gérard s'exprime doucement, sans émotion mais il revient de loin !  Le 11 mars, le député LREM de la 4e circonscription de Charente-Maritime a été hospitalisé "par précaution" disait-il lorsque nous l'avions joint à l'époque, "pour surveillance" à Aurillac (Cantal) où il était parti se mettre au vert pour "limiter les contacts de façon préventive". En fait, il est passé très près de la mort

Aujourd'hui, il a vaincu la maladie mais le combat fut rude : "Je suis passé d’un état de pleine santé à un état de santé complètement dégradé avec un pronostic vital qui quand même était à un moment assez incertain", témoigne Raphaël Girard. 

Ce tunnel de trois semaines de réanimation, pour moi c’est un peu un trou noir.

Les premiers symptômes du Covid-19 sont apparus le 5 mars après un déjeuner à la buvette de l'Assemblée nationale qui fut un "cluster" au début de l'épidémie. Puis l'état de santé de Raphaël Gérard s'est rapidement dégradé. "J’ai commencé à avoir une petite température 37° et puis 38° et depuis trois jours, je ne descends plus en dessous de 39° de fièvre, avec des quintes de toux absolument terrifiantes", nous racontait le député LREM au lendemain de son hospitalisation. 

Quelques jours plus tard, il commençait à avoir des difficultés à respirer et était placé dans une unité Covid-19 à Aurillac.

Les médecins ont plongé Raphaël Gérard dans un coma artificiel pendant 12 jours, une période très incertaine : "Cet espèce de tunnel de trois semaines de réanimation pour moi c’est un peu un trou noir". Au réveil, il est en pleine confusion : "J’étais conscient que mon état était grave, mais j’avais l’impression que ma famille ne savait pas où j’étais et du coup, plus on s’enferre dans cet espèce de délire, plus il est difficile d’en sortir et de reprendre pied dans la réalité. C’est un sentiment très angoissant, très désagréable ! Tout repose sur les contacts que vous avez avec les soignants qui vous rassurent".

Réapprendre à se tenir debout

Le début de la convalescence à été éprouvant pour le député de Charente-Maritime : "On vous fait lever de votre lit pour vous mettre dans un fauteuil et vous vous rendez compte que vous ne tenez plus debout ce qui suscite beaucoup inquiétude". Des séances de rééducation ont été nécessaires pour pouvoir marcher, ainsi que de la kiné respiratoire

Raphaël Gérard a survécu au Covid-19 mais "l'expérience" a laissé des traces : "ça fait réfléchir à cette fragilité là, à la… au fait que chaque instant est un instant important. C’est presque un peu une deuxième chance. Je me considère comme un survivant, il y a un peu de ça". Cette deuxième chance, le député n'oublie pas qu'il la doit aux soignants dont le rôle est "sans doute plus important que dans d'autres maladies" du fait de l'absence de relation entre les patients hospitalisés et leur famille. "Quand je me suis réveillé, les soignants de l'hopital d'Aurillac ont mis beaucoup d'énergie à organiser un skype avec ma famille alors que j'étais encore intubé, je ne pouvais pas parler".

Le témoignage de Raphaël Gérard

Aujourd'hui Raphaël Gérard continue de faire des exercices respiratoires, et marche beaucoup pour se muscler et retrouver ses sensations. Il réfléchit aussi aux "actes de reconnaissance" qu'il faudra adresser au personnel soignant : "on est tous conscients qu'ils sauvent des gens mais au delà des applaudissements à 20h, comment le traduire dans la durée au delà d'une prime ?" s'interroge le député LREM de Charente-Maritime. Une fois l"épidémie maîtrisée et l'émotion passée "il faudra qu'il y ait des "actes politiques forts" pour les soignants dit-il, mais aussi toutes les autres professions qui ont permis de surmonter la crise.  

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