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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : "Je suis certaine d’accoucher pendant le confinement"

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Par , France Bleu Besançon, France Bleu

Pour certaines, le confinement rime avec heureux évènement. Mais être enceinte en pleine épidémie de coronavirus n’est pas de tout repos. "C’était quand même beaucoup de nouvelles angoissantes", confie Johanna, jeune Bisontine enceinte de huit mois et demi.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Maxppp - Olivier Pirot

Si, selon les médecins, il n’y a pas de surrisque lié au Covid-19 pour les femmes enceintes et leur bébé, la crise du coronavirus génère toutefois du stress et de l’anxiété chez les futures mamans. 

Johanna attend son premier enfant. À plus de huit mois de grossesse, la jeune Bisontine devrait accoucher dans les jours qui viennent. Pour elle, ces dernières semaines ont été difficiles : "J’ai été beaucoup inquiète pendant de longues semaines. Dès février, je regardais beaucoup les infos sur le virus, car on ne savait pas beaucoup de choses, donc je surveillais pour savoir comment ça se passait pour les femmes enceintes."

Quand on est enceinte, on stresse beaucoup plus facilement, et c’était quand même beaucoup de nouvelles angoissantes – Johanna 

Des sites d’information aux réseaux sociaux, Johanna se renseigne. "Il y a eu un tas de rumeurs, de légendes urbaines sur les mesures qui sont prises, ou pas, dans les maternités à cause du virus. Le risque de devoir accoucher sans son conjoint, de ne pas le voir durant les jours qui suivent l’accouchement, de devoir accoucher sans péridurale…", raconte la Bisontine. 

Johanna raconte le stress subit durant ses dernières semaines de grossesse.

Mais pas d’inquiétude, les anesthésistes des salles de naissances sont toujours en poste et continuent de poser des péridurales. Pour ce qui est des conjoints, ils ont le droit de rester en salle d’attente durant l’accouchement, avec des mesures d’hygiène renforcées. 

Donner naissance sans ses proches 

En revanche, pour respecter les mesures de confinement, la famille n’est pas autorisée à rendre visite à la mère et à l’enfant. Johanna n'avait pas imaginé les choses de cette façon. "Le virus et le confinement, ça à tout foutu par terre, raconte-t-elle, c’est un moment où je m’imaginais que j’allais passer beaucoup de temps avec ma famille proche, qu’on allait se préparer à vivre cet événement ensemble, et d’un coup, on ne sait plus du tout quand on verra nos parents", confie la jeune femme. 

Même si la perspective de donner naissance loin de ses proches est difficile, le couple reste positif. "C’est quand même un beau moment de devenir parents, normalement. On n’a pas envie qu’à cause du virus, pour les vingt prochaines années, toute cette période soit juste un mauvais souvenir", explique Johanna. 

Pour Johanna, difficile de savoir qu'elle accouchera loin de sa famille.

Malgré l’épidémie de covid-19, le suivi obstétrical des femmes enceintes continue d’être assuré au CHU de Besançon. Les mesures de précautions sont prises pour éviter toute contamination. 

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