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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : Karine, une habitante de l'Yonne, raconte le calvaire du covid-long

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Par , France Bleu Auxerre, France Bleu Bourgogne

De la toux, de la fatigue, des douleurs articulaires et musculaires c'est le quotidien de Karine depuis qu'elle a contracté le coronavirus il y a 9 mois. Cette habitante de l'Yonne souffre d'un covid-long. La maladie bouleverse son quotidien mais n'est pas toujours comprise des autres.Témoignage.

Atteinte d'un Covid-long, Karine, une habitante de l'Yonne âgée de 39 ans, raconte son calvaire( photo d'illustration )
Atteinte d'un Covid-long, Karine, une habitante de l'Yonne âgée de 39 ans, raconte son calvaire( photo d'illustration ) © Radio France - Stéphanie Berlu

Neuf mois après avoir contracté le coronavirus, Karine, une habitante de l'Yonne ressent toujours les symptômes de la maladie. Ils viennent par vague et bouleversent son quotidien. Elle souffre de ce que les patients définissent eux même comme un "covid long". Cette pathologie toucherait plus de 10% des malades du Covid-19 selon la Haute Autorité de Santé. Karine, 39 ans, doit sans cesse s'adapter face à la fatigue intense, aux douleurs musculaires et articulaires. Des maux parfois incompris par son entourage personnel et professionnel. Elle témoigne.

Karine est tombée malade au début du mois de mai 2020. Elle a d'abord fait face à la quasi totalité des symptômes du coronavirus : elle a perdu son odorat et son goût, puis la toux est apparue et enfin la fatigue, les douleurs musculaires, les douleurs abdominales et les douleurs articulaires. " Tout sauf la fièvre " résume-t-elle. Ce premier épisode, intense, dure trois semaines, ensuite jusqu'au début de l'été la toux et la perte de goût et d'odorat reviennent ponctuellement. En juillet tout semble terminé.  

"Je ne suis pas de nouveau malade, je continue d'être malade"

La première rechute va arriver très vite, dès la fin du mois d'août "et depuis c'est cyclique" explique Karine qui développe : " là par exemple en ce moment je suis dans du moins bien c'est-à-dire que j'ai la toux importante, j’ai la fatigue très très importante, des oppressions thoraciques et des douleurs abdominales importantes." Il y a les jours avec et les jours sans, ce qui l'oblige à adapter sa vie quotidienne. "Mes enfants, certains jours, c'est mon mari qui s'en occupe plein pot. Alors je lui dis, j'ai honte, mais il me dit tu n’y peux rien". A chaque épisode son médecin ne peux que constater les symptômes, la placer en arrêt et la faire dépister mais tous les tests reviennent négatifs. "Je ne suis pas de nouveau malade, je continue d'être malade" résume Karine. 

"Je ne simule pas, je préférerais être en pleine forme !"

Des hauts et des bas qui fatiguent le corps et l'esprit. A cette déprime s'ajoutent le regard des autres et leur incompréhension face à cette forme de la maladie." C'est assez déprimant de voir que l'on ne nous entend pas forcément sur ces symptômes. Moi j'ai entendu - ouais, tu simules ! - , non, je ne simule pas, je préférerais être en pleine forme ! " explique Karine qui ajoute que c'est aussi parce que son cas et celui des malades longs du coronavirus sont encore peu médiatisés. 

Une résolution adoptée à l'unanimité à l'Assemblée nationale 

"Les témoignages arrivent et depuis trois à quatre jours le regard change et ça fait du bien" souligne Karine. C'est dû, entre autre, à la proposition de résolution déposée à l'Assemblée Nationale et adoptée à  l'unanimité ce mercredi. Si elle n'a pas le poids d'une loi, cette résolution reconnaît, tout de même, enfin, l'existence des malades covid-long. Le texte vise à accentuer la recherche, proposer un parcours de soin adapté et reconnaître cette pathologie comme une maladie  professionnelle lorsqu'elle a été contractée sur le lieu de travail .

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