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Coronavirus : l'Ehpad Larrieu d'Arcachon se prépare à la vaccination

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Par , France Bleu Gironde

La vaccination débute ce mercredi en Gironde, dans trois Ehpad de Blaye, Lormont et Podensac. Ailleurs, comme à l'Ehpad Larrieu d'Arcachon, la vaccination continue de se préparer, avec des réunions d'information pour les pensionnaires.

La directrice de l'Ehpad, Eliabel Tramoni, et le médecin coordonnateur Delphine Roux se sont occupées d'informer les résidents.
La directrice de l'Ehpad, Eliabel Tramoni, et le médecin coordonnateur Delphine Roux se sont occupées d'informer les résidents. © Radio France - Thomas Coignac

La vaccination contre la Covid-19 va enfin (enfin) être lancée en Gironde. Dix jours après ses débuts en France, elle commence doucement dans notre département, à l'image de ce qu'il se fait dans le pays. Ce mercredi, des résidents de trois Ehpad de Gironde, à Lormont, Blaye et Podensac vont recevoir la première des deux injections du vaccin Pfizer contre le coronavirus. A l'Ehpad Larrieu d'Arcachon, on n'en est pas là. Et, comme pour les 194 Ehpad de Gironde, (qui comptent près de 13.870 places), il faudra que les résidents soient patients. 

Les étapes sont les mêmes qu'ailleurs : un recueil du consentement, suivi d'une consultation pré-vaccinale. Ensuite, le nombre de doses nécessaire est commandé au CHU de Bordeaux, là où les flacons sont stockés. Ils sont ensuite acheminés, conservés au frigo, et la vaccination doit se faire dans les 5 à 10 jours. A l'Ehpad Larrieu, on en est au tout début du processus, avec le recueil des consentements. Pour que les résidents soient le plus informés possibles, une première réunion était organisée pendant les fêtes de fin d'année. 

Une quinzaine de résidents, qui peuvent tous choisir eux-mêmes s'ils veulent faire vacciner, ont assité à la réunion.
Une quinzaine de résidents, qui peuvent tous choisir eux-mêmes s'ils veulent faire vacciner, ont assité à la réunion. © Radio France - Thomas Coignac

Dans la salle, une quinzaine de résidents sur les 80 que compte l'Ehpad. Eux sont en état de donner leur consentement. Pour d'autres, il faudra passer par les tuteurs, personnes de confiances ou médecin traitant. Pour leur expliquer le processus ce jour là, la directrice de l'Ehpad, Eliabel Tramoni, et la médecin coordonnateur, Delphine Roux. Et cette dernière assume être là pour convaincre les résidents de se faire vacciner. D'ailleurs, elle le fera elle-même. Face à elle, les questions fusent, surtout de la part d'un ou deux sceptiques. 

Les résidents ont reçu une note d'information sur la vaccination.
Les résidents ont reçu une note d'information sur la vaccination. © Radio France - Thomas Coignac

Parmi eux, Jean-François. "En tant que médecin, essayez de nous convaincre que l'on doit se faire vacciner", défie-t-il. Alors, pendant près d'une heure de réunion, il va poser des questions précises. Effets secondaires possibles, connaissance des conséquences à long terme, bénéfices du vaccin sur les futures restrictions. Et à la fin "j'ai un doute, dit-il. Je ne suis pas contre, mais tant que ce doute n'est pas élucidé, je n'accepte pas le vaccin". 

Ils ont reçu beaucoup d'informations différentes, 

D'autres questions sont posées ça et là. Un résident s'interroge si on va lui inoculer le vaccin de Pfizer ou celui d'Astra/Zeneca (seul le premier est pour l'instant autorisé en France), une autre évoque une erreur de dilution d'un vaccin en Allemagne. "Il y a du doute, mais les médias y sont pour beaucoup, constate le docteur Delphine Roux, qui tente de rassurer et de convaincre. Ils ont reçu beaucoup d'informations différentes, avec des angoisses sur la rapidité de réalisation de ce vaccin, son contenu, les allergies que ça pouvait provoquer. Mais globalement, ils sont tous conscients de l'utilité de la vaccination pour la collectivité". 

Une dizaine d'accords, d'autres devraient suivre

Finalement, une dizaine de résidents ont fini par dire oui, comme Madeleine "je suis une personne fragile, donc je pense que c'est assez raisonnable que je le fasse", ou Jean Claude "il faut qu'on arrive à l'éradiquer. Quand il n'y aura plus personne à contaminer, nous on sera tranquilles, on aura joué le jeu". D'autres devraient suivre, puisque les visites des médecins traitants n'ont pas commencé. 

En tout cas, la directrice Eliabel Tramoni a trouvé ce temps d'échange "positif. Ils ont besoin de notre contact, de personnes qu'ils connaissent, en qui ils ont confiance. Il ont besoin de cette rassurance pour prendre des décisions éclairées". La directrice espère vacciner plus de la moitié des résidents de son Ehpad. 

Au total, environ 50% des résidents des premiers Ehpad concernés (USLD de Blaye et Podensac) se sont portés volontaires. C'est même 90% environ à l'Ehpad de Lormont, rattaché au CHU de Bordeaux. Des chiffres qui évoluent de jour en jour.

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