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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : l'essai Discovery, destiné à trouver un traitement, est-il un fiasco ?

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Par , France Bleu

Un comité d’expert se réunit ce lundi pour faire le point sur l’essai Discovery lancé le 22 mars. Cet essai européen portant sur quatre traitements, dont la controversée hydroxychloroquine, a pris beaucoup de retard. Les spécialistes sont pessimistes sur les résultats à venir.

Un comité indépendant doit se réunir ce lundi pour analyser les données recueillies et dire si un "signal d'efficacité" se dégage pour l'un des traitements testés.
Un comité indépendant doit se réunir ce lundi pour analyser les données recueillies et dire si un "signal d'efficacité" se dégage pour l'un des traitements testés. © Maxppp - Alexandre MARCHI

Où en est-on dans la recherche de traitement contre le Covid 19 ? L'essai Discovery destiné à trouver un traitement efficace contre le coronavirus, ne livrera probablement pas de conclusions avant plusieurs semaines, en dépit du calendrier plus optimiste évoqué Emmanuel Macron. Cet essai clinique coordonné par l'Inserm patine et ressemble de plus en plus à un fiasco européen. Explications. 

Un nombre de patients insuffisant pour participer aux essais

Quand le projet est lancé le 22 mars dernier, les organisateurs tablent sur 3.000 candidats en européens pour tester ces traitements. Or, moins de 800 ont été recrutés essentiellement en France. Initialement, au moins sept pays dont le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Espagne ou la Belgique avaient annoncé leur participation. Mais pour l'instant, seul "un patient" a été inclus hors de France, au Luxembourg, reconnaît l'infectiologue Florence Ader, qui pilote l'étude. 

Nos voisins européens ont préféré d’autres protocoles moins contraignants et moins coûteux. Chaque patient inclus dans l’étude Discovery coûte environ 4.500 euros. 

Les méthodologistes de l'essai Discovery ont ainsi calculé qu'"il faudrait au moins 600 patients par traitement testé". 

Pas de "molécule miracle" 

Un comité indépendant doit se réunir lundi pour analyser les données recueillies et dire si un "signal d'efficacité" se dégage pour l'un des traitements testés. 

Les quatre traitements évalués n'étant pas des molécules conçues spécifiquement pour cibler le nouveau coronavirus mais des médicaments déjà existants "repositionnés", on s'attend à ce qu'ils aient une efficacité "partielle", a expliqué l'infectiologue Florence Ader, auditionnée par le Sénat.  

En dépit des espoirs importants, notamment ceux placés par certains médecins et responsables politiques dans l'hydroxychloroquine, il ne faut pas s'attendre à une "molécule miracle", car sinon, les chercheurs qui ont démarré des essais plus tôt, en Chine et en Italie, "l'auraient déjà trouvée", prévient-elle.

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