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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : l'hôpital de Firminy face à la troisième vague, entre espoir et épuisement

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Le gouvernement maintient le cap d'une réouverture progressive des lieux culturels et des terrasses à la mi-mai, même si la troisième vague de l'épidémie de coronavirus reste d'actualité, avec des indicateurs stables, mais à un niveau élevé. Exemple à l'hôpital Le Corbusier à Firminy, dans la Loire.

L'hôpital Le Corbusier emploie un millier de salariés.
L'hôpital Le Corbusier emploie un millier de salariés. © Radio France - Tifany Antkowiak

Alors que les protocoles de réouverture progressive des cafés, restaurants et lieux de culture à partir de la mi-mai sont en discussion , les hôpitaux restent très mobilisés face à la troisième vague de l'épidémie de coronavirus. Le triste décompte des morts, plus de 100.000 en France depuis le début de la crise, le rappelle. Après plus d'un an de mobilisation, certains personnels hospitaliers ont le sentiment que le bout du tunnel est encore loin. Et qu'une trop grande partie de la population l'oublie. "On a l'impression qu'on vit en décalage, avec la vie au travail où on ne voit que du Covid, et dans la rue le non-respect des gestes barrière par certains", note Hayet Gamon, infirmière aux urgences de l'hôpital Le Corbusier à Firminy (Loire).

Taux d'hospitalisation Covid élevé dans la Loire

La réalité de la troisième vague est bien là. L'Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes indiquait vendredi 16 avril dans son point épidémiologique hebdomadaire que le taux d'hospitalisation Covid de la Loire est le plus élevé de la région (29,3 pour 100.000 habitants). 

À l'hôpital de Firminy, cela se ressent : même si la situation est loin de celle rencontrée au pic de la deuxième vague, avec 120 patients Covid à l'automne 2020, 35 patients Covid se trouvaient encore dans l'établissement vendredi. "35 patients, c'est un chiffre, ça ne parle pas, ce qu'il faut expliquer c'est que ça représente une unité de soin complète, plus des lits dans une deuxième unité", commente François Ballereau. Le président de la commission médicale de l'hôpital Le Corbusier ajoute qu'"aujourd'hui en France, il n'y a pas une autre maladie qui permet de remplir une unité complète d'un établissement de santé pour des patients atteints de cette même maladie". 

Déprogrammations et redéploiements de personnels

Pour dégager des moyens pour la prise en charge des patients Covid, l'hôpital appelou a déprogrammé plus de 50% de ses opérations non-urgentes ces dernières semaines et jusqu'au 23 avril. "Seuls deux blocs opératoires sont ouverts" sur les cinq que compte l'établissement, précise le directeur, Christophe Martinat. Des personnels se retrouvent redéployés pour la énième fois. "On a des personnels hospitaliers qui multiplient, renouvellent les efforts de façon - comment dire - on ne trouve pas de mot assez fort pour louer l'investissement ; aucun ne s'est défaussé ou ne s'est défilé", souligne le directeur du centre hospitalier de Firminy. Il cite en exemple des assistantes sociales qui se sont retrouvées à faire des visites en Ehpad, "ou des diététiciennes, dont ce n'est pas le coeur de leur métier, mais elles l'ont fait"

La direction ne nie pas pour autant un sentiment d'épuisement chez le personnel, relayé d'ailleurs ces derniers jours par plusieurs syndicats. "Ce qui est épuisant, c'est à la fois la durée de la crise mais aussi le fait, que, comme tout un chacun, _on a perdu nos repères de vie sociale_, les temps de repos sont moins dynamiques et moins présents à cause des contraintes liées à l'épidémie", concède le président de la commission médicale.

Il y a des arrêts de travail, il faut être honnête

Aux urgences de l'hôpital appelou, Hayet Gamon peut en témoigner : "on commence à être fatigué, _on s'essouffle_, il y a des arrêts de travail, il faut être honnête". L'infirmière, qui se veut résolument optimiste, espère que la souplesse et la solidarité entre personnels permettra de tenir. Son espoir de voir le bout du tunnel repose aussi sur la progression de la vaccination anti-Covid.

Au centre de vaccination de l'hôpital Le Corbusier, 230 doses sont injectées chaque jour, contre une cinquantaine au début de la campagne. Et l'objectif est d'atteindre 300 injections par jour au mois de mai. 

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