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Coronavirus : l'hôpital de Tours est prêt, assurent ses responsables

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Par , France Bleu Touraine

Une unité dédiée, avec neuf lits dans un premier temps, a été installé au sein du service des maladies infectieuses du CHRU de Tours. Un dispositif qui pourra évoluer, si la situation liée au coronavirus s'aggrave.

Une unité dédiée aux potentiels malades a été installé au sein du service des maladies infectieuses
Une unité dédiée aux potentiels malades a été installé au sein du service des maladies infectieuses © Radio France - Annabelle Wanecque

Le changement de ton est radical au sein du CHRU de Tours. Après avoir systématiquement renvoyé la presse vers le ministère de la santé, l'hôpital a largement ouvert ses portes aux journalistes ce vendredi pour leur parler de sa prise en charge du coronavirus. Toujours aucun cas confirmé en Indre-et-Loire, ni même dans toute la région Centre, mais le CHRU doit quand même vérifier chaque jour une dizaine de cas suspects

Une accélération du dispositif depuis le début de la semaine

Ce vendredi donc, une dizaine de cadres de l'hôpital ont fait face à la presse locale. Si tous reconnaissent qu'il est très probable que l'épidémie gagne la France, tous l'ont aussi affirmé, et c'était le message à retenir : ils sont prêts ! La directrice de l'hôpital le reconnait, il y a eu une accélération du dispositif depuis le début de la semaine, et l'explosion des cas en Italie. Depuis, une unité dédiée a donc été ouverte au sein du service des maladies infectieuses. 9 lits y sont affectés pour le moment, mais il pourrait y en avoir 17, voire 28 si les cas se multiplient. Si cela arrive d'ailleurs, seuls les patients les plus graves seront alors hospitalisés. Les autres seront soignés chez eux.  

"Il ne faut pas faire rentrer le loup dans la bergerie" - Pr Bernard, le chef du service des maladies infectieuses

Une prise en charge en ambulatoire qui est déjà de mise en ce qui concerne le dépistage. Les patients suspects sont reçus dans un bâtiment éloigné du secteur hospitalier de 300 mètres. Le parcours est fléché, avec des places de parking réservées. Après les prélèvements, les patients sont renvoyés chez eux, dans l'attente des résultats. Le but comme le dit le chef du service des maladies infectieuses, c'est de ne pas faire rentrer le loup dans la bergerie, comprenez de ne pas transmettre une potentielle infection à tout l'hôpital. 

Le Pr Louis Bernard, devant le bâtiment où sont reçus les patients suspects pour dépistage - Radio France
Le Pr Louis Bernard, devant le bâtiment où sont reçus les patients suspects pour dépistage © Radio France - Annabelle Wanecque

Des diagnostics bientôt réalisés à Tours, et donc plus rapides

Ce qui va permettre d'accélérer encore le processus, c'est que l'hôpital de Tours sera bientôt capable de faire lui-même ses diagnostics à la place de l'Institut Pasteur. Les rendus de résultats prendront alors 4h, au lieu de 24h aujourd'hui.

Le reportage d'Annabelle Wanecque

Et puis bien sûr, la règle est claire et elle a encore été rappelée à de très nombreuses reprises. En cas de symptômes, il ne faut absolument pas se rendre aux urgences ou chez votre médecin traitant, mais appeler le 15 qui lui seul décidera de la marche à suivre. Une chose importante à noter. Sur les plus de 80 000 cas aujourd'hui recensés dans le monde, aucune forme sévère n'a pour l'instant été détectée chez un enfant.

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