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Coronavirus : l'Institut Pasteur de Lille a peut-être trouvé un médicament contre le coronavirus

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

C'est un formidable espoir dans la lutte contre l'épidémie de coronavirus: l'Institut Pasteur de Lille a identifié un médicament efficace contre la maladie au terme de recherches portant sur plus de 2000 médicaments!

Le médicament est le seul qui ait été trouvé à ce jour qui n'engendre pas ou peu d'effets secondaires
Le médicament est le seul qui ait été trouvé à ce jour qui n'engendre pas ou peu d'effets secondaires © Radio France - Stéphanie Berlu

L'Institut Pasteur de Lille espère une mise à disposition du médicament début 2021 si tout va bien, le seul médicament pour le moment identifié capable de lutter efficacement contre le coronavirus sans provoquer d'effets secondaires graves pour les patients. Ce médicament pourrait être pris par les patients dès qu'ils sont testés positifs, ce qui leur éviterait de développer une forme grave de la maladie. En réduisant la contagiosité des personnes infectées, ce médicament permettrait aussi de réduire la propagation du virus

Plus de 2000 médicaments testés pour trouver enfin la bonne molécule

Cette trouvaille est le fruit d'un partenariat engagé dès le mois de mars avec Apteeus, une entreprise lilloise située sur le campus de l'Institut Pasteur de Lille. Elle est spécialisée dans le repositionnement des médicaments dans les maladies génétiques rares. Elle possède pour cela une bibliothèque de plus de 2.600 médicaments déjà sur le marché pour certaines pathologies mais elle cherche à savoir si tel ou tel médicament peut agir aussi sur d'autres maladies. 

Dès la mi-mars, la société a donc travaillé avec l'Institut Pasteur, comme l'explique Terence Beghin, le président-fondateur d'Apteeus: "Nous avons travaillé à la mise au point d'un test qui permet de tester plus de 2000 médicaments directement sur le virus cultivé sur des cellules. Et nous avons donc identifié le principe actif d'un médicament déjà sur le marché qui a montré une activité anti-virale et qui pourrait donc traiter le covid-19"

Benoît Déprez, directeur scientifique de l'Institut Pasteur de Lille et Terence Beghin, président de la société Apteeus
Benoît Déprez, directeur scientifique de l'Institut Pasteur de Lille et Terence Beghin, président de la société Apteeus © Radio France - Odile Senellart

Il s'agit bien d'un médicament et non pas d'un vaccin, comme l'explique Benoît Déprez, directeur scientifique de l'Institut Pasteur de Lille : "Ce médicament permettra de traiter la charge virale des patients qui viennent d'être affectés, d'éviter au virus de se multiplier dans leurs poumons, dans leurs voies aériennes, pour éviter qu'ils ne basculent dans la maladie très grave. Et pour ceux qui ne font finalement qu'un rhume, diminuer la charge virale permettra aussi de limiter la contagiosité, le fait de contaminer d'autres personnes de son entourage, et ça c'est très important pour limiter l'intensité de l'épidémie."

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Si cette molécule suscite autant d'espoirs, c'est qu'elle est la seule, en l'état actuel des recherches, à n'engendrer quasiment aucun effet secondaire pour les patients. Pour Benoît Déprez, de l'Institut Pasteur de Lille, "il est hors de question, pour éviter une maladie grave, d'ajouter des symptômes à une personne qui ne ferait qu'une maladie avec très peu de symptômes". Cette fameuse molécule est donc la seule à présenter un ratio entre les bénéfices et les risques aussi intéressant. 

Mais quelle est cette fameuse molécule?

Mais quelle est donc cette fameuse molécule? Motus et bouche cousue pour le moment ! Les chercheurs refusent de communiquer dessus pour ne pas provoquer de ruée sur la molécule en question, et sans doute aussi pour ne pas se faire doubler par des concurrents. Ce principe actif, cette molécule, a fait ses preuves en laboratoire. 

La prochaine étape pour les chercheurs sera de pouvoir réaliser des essais cliniques, c'est-à-dire sur des patients. Pour cela, il faut d'abord obtenir les autorisations et des financements, cinq millions d'euros nécessaires pour financer les recherches. 

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