Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Covid-19 : la France va fournir un "soutien significatif en oxygène" à l'Inde, submergée par les nouveaux cas

-
Par , France Bleu

La France et l'Union européenne vont fournir de l'aide à l'Inde, confrontée à une flambée de nouveaux cas de coronavirus, ont annoncé l'Elysée et la présidente de la Commission européenne, ce dimanche 25 avril. Plus de 2.000 personnes meurent chaque jour dans le pays à cause du Covid-19.

Le pays fait face à une pénurie d'oxygène et un manque de lits d'hôpitaux.
Le pays fait face à une pénurie d'oxygène et un manque de lits d'hôpitaux. © AFP - Amarjeet Kumar Singh / ANADOLU AGENCY

Le système de santé de l'Inde craque face à l'afflux de malades du coronavirus : manque de lits d'hôpitaux, de réserves d'oxygène et de médicaments vitaux. La situation est telle que les habitants meurent dans les files d'attente, avant même de pouvoir entrer dans les hôpitaux. Plus de 2.000 personnes décèdent du coronavirus chaque jour dans le pays, qui a battu un triste record mondial dimanche 25 avril avec près de 350.000 nouvelles contaminations en 24 heures. 

Face à cela, l'Elysée indique ce dimanche à l'Agence France presse (AFP) que la France va "apporter dans les prochains jours un soutien significatif en capacités d'oxygène" à l'Inde. Cette aide devrait se traduire par l'envoi de respirateurs à oxygène dont l'Inde manque cruellement, a expliqué une source proche de l'exécutif, sans plus de précisions.

Un peu plus tôt, l'Union européenne, par la voix de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait annoncé fournir une "assistance" en activant son Mécanisme européen de protection civile. 

Répondre à une situation d'urgence

Institué en 2001, ce mécanisme permet aux Etats membres de l'UE participants de coordonner leur aide et de déployer des moyens dans le monde entier en cas de situation d'urgence de grande ampleur à laquelle ne peut pas faire face seule la protection civile d'un pays. "L'UE met en commun ses ressources pour répondre rapidement à la demande d'assistance de l'Inde via le Mécanisme de protection civile de l'UE", écrit Ursula von der Leyen, qui se dit "alarmée par la situation épidémiologique" dans ce pays. Le commissaire européen à l'Aide humanitaire, Janez Lenarcic, a précisé que le Centre de coordination de la réaction d'urgence (ERCC), qui figure au cœur de ce mécanisme, coordonnait "déjà les États membres de l'UE prêts à fournir d'urgence de l'oxygène et des médicaments"

La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé dimanche que son gouvernement se préparait à fournir une aide d'urgence à l'Inde, sans donner de détails sur son contenu. Le gouvernement britannique a aussi indiqué dans un communiqué envoyer plus de 600 pièces d'équipements médicaux d'urgence vers l'Inde. Les Etats-Unis vont également "déployer rapidement un soutien additionnel au peuple de l'Inde et aux héros du système de santé indien", a twitté dimanche le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken. Par ailleurs, le Pakistan, ennemi traditionnel, a proposé des équipements et fournitures médicaux et son Premier ministre Imran Khan a envoyé sur Twitter ses prières pour "un rapide rétablissement".

Éviter la propagation du variant indien

La flambée des cas en Inde est certainement due à un variant du Covid-19. Il est potentiellement plus contagieux et plus résistant au vaccin mais les études à ce sujet se poursuivent. Selon Anne Sénéquier, médecin et co-directrice de l’Observatoire de la Santé à l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), invitée sur franceinfo ce dimanche, le taux de contamination affolant de l'Inde est probablement dû à "une transmissibilité plus importante" qui "génère ce genre de crise". Le fait d'aller prêter main forte à l'Inde a donc "une pertinence éthique, morale et humaine, mais aussi sanitaire, puisque si on arrive à diminuer la circulation du virus, on diminue le risque d'émergence d'un autre variant. Tant qu'on laisse circuler le virus, le risque d'émergence d'un nouveau variant augmente toujours."

Ce variant a déjà été détecté en Guadeloupe, en Suisse, en Belgique ou encore au Royaume-Uni. Il est "fort probable" qu'il arrive "d'une manière ou d'une autre en France" métropolitaine, estime Anne Sénéquier.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess