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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : l'usage de la chloroquine encadré, les essais cliniques toujours en cours

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Par , France Bleu
France

C'est peut-être d'elle que viendra le salut. La chloroquine, testée sur 24 patients à l'Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) de Marseille, est désormais autorisée contre le coronavirus. Un décret paru jeudi encadre sa prescription en France, dans l'attente des résultats des essais cliniques.

Le Plaquénil est le médicament dérivé de la chloroquine.
Le Plaquénil est le médicament dérivé de la chloroquine. © Maxppp - Philippe Arnassan

Depuis jeudi 26 mars, l'usage du Plaquénil, médicament dérivé de la chloroquine, est autorisé pour soigner des malades du coronavirus. Un décret publié au Journal Officiel encadre sa prescription, qui continue de faire débat en France. 

Testée sur 24 patients à l'Institut Hospitalo-Universitaire de Marseille, la molécule, décrite comme efficace par les équipes du Professeur Didier Raoult, ne pourra être prescrite que par les médecins en milieu hospitalier, pour soulager les patients atteints du virus. Les médecins de ville, eux, peuvent simplement renouveler la prescription, sur autorisation du prescripteur initial uniquement.

Le décret interdit aussi l'exportation de la chloroquine pour permettre à ceux qui en utilisent déjà contre la polyarthrite rhumatoïde, le lupus et en prévention des lucites - les allergies au soleil - de ne pas en manquer.

Dans quels cas précisément ?

Quels patients peuvent en bénéficier ? C'est aujourd'hui encore un peu flou. Le décret s'appuie, certes, sur l'avis du Haut Conseil de la Santé Publique, qui recommande l'usage de la chloroquine pour les cas les plus graves. Mais rien, dans le texte, n'interdit d'en prescrire pour des cas plus bénins.

C'est à l'appréciation des professionnels de santé, en leur âme et conscience, alors que l'efficacité de la molécule sur le coronavirus n'est pas encore prouvée.

Des essais cliniques menés

Pour l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les tests effectués à Marseille portent sur trop peu de patients et n'ont pas été menés selon les protocoles standards pour être validés. 

Des essais cliniques, à plus grande échelle, sont toujours en cours. Il y en a notamment un lancé par la France et d'autres pays européens, baptisé Discovery, mené sur 3.200 personnes dont 800 dans un état grave. Les résultats sont attendus dans les prochaines semaines.

Aux Etats-Unis, la FDA, qui supervise la commercialisation des médicaments, a annoncé "un essai clinique étendu". L'OMS a aussi lancé un vaste essai clinique international.

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