Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Coronavirus : la clinique Amiénoise Victor Pauchet se prépare pour "éviter la saturation"

-
Par , France Bleu Picardie

La lutte contre le coronavirus passe aussi par la coordination entre les différents établissements hospitaliers et médicaux. A Amiens, le CHU public peut aussi s'appuyer sur des structures privées qui s'organisent pour faire face à cette crise sanitaire majeure.

Illustration - la clinique Victor Pauchet compte actuellement quatorze lits de réanimation
Illustration - la clinique Victor Pauchet compte actuellement quatorze lits de réanimation © Maxppp - Maxppp

Toutes les forces médicales sont mobilisées pour lutter contre la propagation du coronavirus qui a tué 860 personnes en France selon le bilan publié ce lundi soir. En Picardie la principale structure hospitalière, c’est le CHU d’Amiens dont la capacité d'accueil peut être étendue en fonction des besoins. Mais les établissements privés sont aussi en première ligne

La Clinique Victor Pauchet, à Amiens soigne déjà "une quinzaine de patients atteints du COVID-19", détaille son directeur, Stéphane De Butler. 14 lits ont été libérés pour l'instant pour la réanimation, 50 pour les cas qui ne nécessitent pas d’assistance respiratoire. 

On a muté l'entreprise, d'une clinique médico-chirurgicale à une clinique capable d'être clinique COVID.

"On a fortement réduit l'activité classique pour préparer l'ensemble de l'établissement à recevoir des patients qui seraient en détresse liée au virus", poursuit le directeur de la Clinique Victor Pauchet pour qui c'est "une reconfiguration totale de l'établissement avec une préparation de nos équipes pour les former pour pouvoir prendre en charge ces patients". 

Des procédures particulières en maternité

"Nos soins intensifs ont été reconfigurés comme une réanimation. On a dû également créer des salles, par exemple à l'entrée de certains services. On a dû rattacher des bouts de services à d'autres pour pouvoir en augmenter les capacités. On a également des procédures particulières en maternité avec notamment le délicat sujet de la présence du père", détaille encore Stéphane De Butler.

Eviter la saturation

Pour une lutte plus efficace contre le Coronavirus, il rappelle aussi qu'il faut "éviter le phénomène de saturation. Si ça flambe et si on est pas bien préparés, on risque d'arriver très vite au phénomène de saturation. Et donc, ce qu'il faut ce sont des établissements très bien organisés, très structurés, très formés pour pouvoir réagir à cela. Et des établissements qui fonctionneront également en réseaux".

La nécessaire collaboration entre établissements

Et Stéphane De Butler d'expliquer que le pôle privé en Picardie s'organise "nous avons des réunions de crise chaque jour pour faire le point sur la situation". Et il y a aussi un lien entre les cliniques privées et l'hôpital public. "On fait en sorte de donner une certaine agilité à chaque professionnel pour travailler le plus efficacement possible et après une cohérence d'ensemble au niveau des directions. Et cela marche très bien sur le territoire". 

"Tout est fait pour que l'on mette un maximum de lits à disposition de la gestion du COVID. Mais le lit est pour nous un critère mais ce n'est pas le seul, il y a les compétences. C'est à dire que derrière un lit, il faut du personnel. Et la situation est préoccupante car la pénurie de masques que nous avons connu sur le territoire à généré des contaminations et peut générer des arrêts de travail. C'est ça le problème", alerte Stéphane De Butler. 

Au front, on a des personnels qui sont considérablement exposés.

Il explique que plusieurs des personnels soignants de Victor Pauchet ont été testés positifs au coronavirus "sans que l'on sache la source de contamination". Pour Stéphane De Butler, la situation peut devenir alarmante. Car le directeur souligne que "au front, on a des personnels qui sont considérablement exposés". 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu