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Coronavirus : la colère d'une hôtesse de l'air landaise

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Les règles de dépistage du Coronavirus sont parfois très mal acceptées. Une hôtesse de l'air de Mont-de-Marsan en a fait l'amère expérience, cette semaine, en voyant ses demandes refusées, malgré des symptômes inquiétants.

Quand un patient à risque est repéré à l'hôpital de Mont-de-Marsan, les échantillons sont adressés au CHU de Bordeaux pour le dépistage du Coronavirus. Quand un patient à risque est repéré à l'hôpital de Mont-de-Marsan, les échantillons sont adressés au CHU de Bordeaux pour le dépistage du Coronavirus.
Quand un patient à risque est repéré à l'hôpital de Mont-de-Marsan, les échantillons sont adressés au CHU de Bordeaux pour le dépistage du Coronavirus. © Radio France - Jean-Michel Nagat

Karine est hôtesse de l'air chez Air France. Ces dernières semaines, elle a fait plusieurs vols avec des centaines de Chinois à bord, et de retour à Mont-de-Marsan, elle présentait des symptômes comparables à ceux du Coronavirus : beaucoup de fièvre, des maux de tête... Elle s'est donc présenté aux Urgences, mais les autorités lui ont refusé le dépistage du Covid-19.

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"Je me demande quand le principe de précaution est appliqué !"

À l'hôpital de Mont-de-Marsan, les médecins ont fait les tests de la grippe, du paludisme... Tout était négatif. Elle a donc demandé un diagnostic du Coronavirus, mais cette demande lui a été refusée. Karine ne comprend pas : "Je me demande quand le principe de précaution est appliqué. Si on ne teste pas une personne à risque comme moi, on teste qui ?"

Karine a donc passé ces derniers jours, confinée chez elle, par crainte de contaminer d'autres personnes, mais en compagnie de son fils de sept ans. La fièvre est désormais retombée, mais la crainte du Coronavirus n'a pas disparu, et elle ne décolère pas.

C'est la destination de l'avion qui importe

Ce refus correspond aux règles définies par les autorités sanitaires. Si des Chinois étaient à bord de son avion, ce n'est pas une raison suffisante pour être dépistée. Laurent Filleul, de Santé Publique France, l'Agence nationale de santé publique en Nouvelle-Aquitaine, précise que c'est la destination de l'avion qui compte. En effet, l'avion de Karine n'a pas atterri dans une région touchée par le Coronavirus. Ce n'était pas la Chine, mais l'Afrique.

"L'Afrique ne fait partie des zones à risque. Le fait de croiser des personnes d'origine asiatique n'est pas un facteur d'exposition. C'est pour cela que les personnes chargées de classer les cas au CHU de Bordeaux ne l'ont pas classée comme un cas possible, sinon tout-le-monde aura des arguments pour vouloir se faire tester."

Ce principe adopté par les autorités sanitaires est prévu pour s'adapter, en fonction de l'évolution des pays à risque.

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