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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : "La durée du reconfinement dépend de nos comportements" explique Jérôme Salomon sur France Bleu

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Par , France Bleu, France Bleu Paris

Après l'annonce du reconfinement par le président de la République, Jérôme Salomon était l'invité de France Bleu Paris ce jeudi. Le directeur général de la Santé estime que "tout dépend de nos comportements."

Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé assure que la durée du confinement "dépend de nos comportements."
Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé assure que la durée du confinement "dépend de nos comportements." © AFP - Alain Jocard

Alors que le président de la République a annoncé un reconfinement national à partir de ce vendredi en France pour affronter la crise du coronavirus, le numéro 2 du ministère de la Santé, Jérôme Salomon était l'invité de France Bleu Paris ce jeudi 29 octobre 2020. Le directeur général de la Santé a insisté sur la responsabilité de chacun pour que ce confinement "réussisse". Combien de temps peut durer le confinement annoncé jusqu'au 1er décembre au moins ? "Ca dépend de nous parce que le frein c’est nous. Si on fait très bien ce confinement, si on réussit à faire chuter nos contacts, ça peut aller très vite et on sera libéré plus tôt. C’est un message d’espoir : tout dépend de nos comportements." 

Aurait-on pu éviter ce reconfinement ?

"Cette 2e vague massive est extrêmement rapide et son évolution frappe toute l’Europe. Et contrairement à la première vague, toute la France est touchée, les régions, les métropoles, l'ensemble des territoires. C’est une vague qui survient dans des conditions météo favorables. C’est la période des virus saisonniers et c’est peut-être aussi cette météo qui explique cette vague." 

Devant la commission d'enquête de l'Assemblée ce mercredi, Jérôme Salomon a affirmé que "la deuxième vague pourrait être supérieure à la première". Il explique : "Il y a beaucoup de cas et il y en a beaucoup chez les personnes fragiles. A 65 ans, on ne se sent pas âgé mais on est fragile face à ce virus, il faut l'entendre. Lors qu'on est obèse, diabétique, qu'on a une pathologie chronique, il faut vraiment être encore plus attentif. Le président de la République l'a dit, il y a un confinement mais il y a aussi une sorte de bulle d’auto-protection à créer en étant très attentif au bon respect des gestes barrières, même à l'intérieur des appartements." 

Pourquoi ce confinement alors que les chiffres du printemps sont loin d'être atteints ? 

"Les diagnostics d’aujourd’hui sont malheureusement les admissions et les réanimations de demain. Surtout si les nouveaux cas positifs sont des personnes âgées. J’envoie un message de prévention aux plus de 65 ans mais quand on est jeune, on peut aussi avoir des formes graves." 

Comment se déplacer entre les départements ? Reviendra-t-on au périmètre de 100 kilomètres ?

"C’est le retour des attestations. On n’est pas censé sortir de la région. La philosophie c’est de réduire ses déplacements, sauf si vous avez un motif professionnel. L'objectif individuel et collectif du confinement est de voir beaucoup moins de monde, parce qu'à chaque fois qu'on a des contacts, il y a une probabilité de se contaminer. Nous allons tout faire pour que l’application TousAntiCovid, où l'on pourra trouver l'attestation, soit adoptée par un maximum de personnes."

Nous avons tiré les leçons de la première vague

Le chef de l'Etat a annoncé ce mercredi que, contrairement à ce qui s'était passé en mars dernier, les écoles, collèges et lycées resteraient ouverts ainsi que les ehpads. Explication de Jérôme Salomon : "Nous avons tiré les leçons de la première vague. Les trois leçons tristes de la première vague c'est que les enfants n'allaient plus à l'école et ça a été un drame pour beaucoup d'enfants, on a creusé les inégalités scolaires ; deuxième drame c'est que les personnes âgées restaient enfermées dans leurs chambres, on ne veut plus voir ça, on veut garder un lien avec les proches même si les visites seront évidemment réduites ; troisième enjeu, réduire les inégalités sociales en laissant les guichets et les services publics ouverts. Il y a à la fois à combattre cette épidémie et à maintenir l'économie." 

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